RÉSUMÉ – LA PETITE FADETTE GEORGE SAND (1849)
La petite Fadette est un roman champêtre, écrit par George Sand, qui a été publié pour la première fois en 1849. Le récit se déroule à la campagne, au XIXe siècle.
Les personnages principaux
Le père Barbeau
Le père Barbeau est un paysan plutôt prospère et un homme bon. Déjà père de trois enfants, sa femme lui donne de beaux jumeaux, des « bessons », nommés Landry et Sylvain. La famille s’agrandira encore par la suite avec une petite fille.
La mère Barbeau
La mère Barbeau s’occupe avec dévouement de tous ses enfants. Elle veille particulièrement sur Sylvinet, le plus sensible des bessons. En effet, les jumeaux sont généralement réputés inséparables et tristes s’ils doivent vivre l’un sans l’autre. Sylvinet semble être celui qui souffre le plus de l’éloignement.
Landry Barbeau
Landry Barbeau est le cadet des bessons. Le garçon deviendra un jeune homme fort, beau et sa bonté et son courage se développeront encore plus quand il atteindra ses 18 ans. Il tient intensément à son besson et s’inquiète beaucoup pour lui, même s’il cherche à ne pas le montrer.
Sylvain Barbeau, Sylvinet
Sylvinet est l’aîné et le plus sensible des bessons. Comme il semble beaucoup plus dépendant de son frère que l’inverse, il est plus protégé par sa famille. En grandissant, il tombe souvent malade en raison de ses émotions. Il souffre d’une grande jalousie, car il croit que son frère peut être heureux sans lui.
Fanchon, la petite Fadette
Fanchon, la petite Fadette, est une jeune fille âgée d’un an de moins que les bessons et qui habite à proximité de chez eux. Sa grand-mère, la mère Fadet, connue comme une guérisseuse au caractère épouvantable, s’occupe d’elle et de son petit frère handicapé. Leur mère les a quittés depuis des années, partie avec des soldats, ce qui a entraîné la mauvaise réputation des enfants. Leur père est mort peu après. Fanchon est une fille qui court, saute et monte à cheval comme un garçon. Toujours vêtue de vieux habits décousus, elle manque de coquetterie, bien que ses beaux yeux éclairent joliment son visage. Elle est décrite par les villageois comme étant désagréable et laide. Pourtant elle se défend seulement avec malice de ceux qui la traitent mal en raison de sa réputation. Croyante, intelligente – elle trouve même des remèdes pour guérir les gens et aider sa grand-mère — et bénéficiant d’une maturité impressionnante pour son âge, elle deviendra par la suite une jeune femme respectée et désirée.
Jeanet
Jeanet, le frère de Fanchon, est un petit garçon handicapé. Il est régulièrement battu par sa grand-mère, tandis que sa sœur s’occupe de lui, le protège et lui donne beaucoup d’amour. À la mort de la mère Fadet et avec la réhabilitation de Fanchon, il deviendra plus fort et les moqueries cesseront définitivement à son sujet.
Le résumé de l’histoire
Les bessons viennent de naître au sein de la famille Barbeau et ils sont accueillis avec une grande
joie. Ils sont beaux et sains, pourtant leurs parents s’inquiètent en raison de la croyance du fort
attachement des bessons, qui peut parfois coûter la vie au plus faible. La sage-femme leur suggère de
les séparer très vite et aussi souvent que possible, afin qu’ils s’habituent à ne pas vivre toujours l’un
avec l’autre. Au fil du temps, ce conseil est peu à peu oublié et les bessons grandissent ensemble.
Landry est celui qui a le plus de caractère et de force, tandis que Sylvinet est plus sensible et fragile.
La famille Barbeau s’est agrandie avec la naissance d’une petite sœur et les nouveaux enfants des
filles aînées. Le père Barbeau n’a ainsi plus les moyens de nourrir toute sa descendance, c’est
pourquoi il accepte la proposition du père Caillaud de faire travailler l’un de ses bessons, qui sont
désormais âgés de quatorze ans, dans sa ferme. Landry sera celui qui ira et la famille pourra veiller
sur Sylvinet, car la séparation l’angoisse vivement.
Landry part et souffre aussi de vivre loin de Sylvinet, mais il n’en fait pas état. Le travail lui permet
par ailleurs de penser à autre chose. Il sympathise avec les membres de la famille Caillaud et se plaît
dans cette nouvelle vie, bien que Sylvinet lui manque. Ce dernier est tombé malade dès son départ. Il
a des fièvres, il est déprimé et son chagrin augmente même s’il retrouve son frère tous les
dimanches. Comme Landry reste discret sur sa peine pour ne pas attiser celle de Sylvinet, l’aîné croit
que son besson ne l’aime plus. Il devient ainsi jaloux de lui et joue l’indifférent quand il le revoit. Les
parents sont attristés et tentent de s’occuper au mieux de Sylvinet, mais son état empire.
Un dimanche où il doit retrouver Landry, Sylvinet disparaît. Landry est au comble de l’inquiétude. Il
va à la rencontre de la mère Fadet qui se moque de lui. Il croise en sortant la petite Fadette qui le
nargue un peu. Elle lui propose de lui dire où est son frère contre des cadeaux. Après une âpre
négociation, elle lui précise le lieu où il se trouve. Landry rejoint Sylvinet à l’emplacement au bord de
la rivière indiqué par Fanchon. Lorsque Landry remarque que son frère a l’air si désespéré, il craint
qu’il ne se jette dans la rivière. C’est pourquoi il feint la surprise de le voir quand il l’appelle. Sylvinet
rentre avec lui, convaincu de l’indifférence de Landry à son égard.
Les années passent et Landry n’ose pas rendre à Fanchon ce qu’il lui a promis, car cela engageait les
biens de ses parents. Il l’évite, honteux, et n’évoque à personne l’aide apportée par celle-ci. Lorsqu’il
se décide enfin à aller la voir pour se racheter une conduite, le visage de Fanchon est tellement
fermé qu’il échoue à lui parler. Landry a désormais dix-sept ans et est un très beau jeune homme. Il
danse régulièrement avec Madelon, une jolie fille de la région. L’état de Sylvinet s’améliore, car celui-
ci lutte contre sa jalousie, même s’il retombe souvent dans ses travers.
Une nuit où Landry cherche à rejoindre sa famille, il s’égare, attiré par la lumière d’un feu follet.
Superstitieux, il se retrouve les pieds dans la rivière, perdu dans le noir. Fanchon le suit et lui propose
de lui montrer son chemin. Il accepte. Après l’aide de la jeune fille, Landry la remercie et s’excuse de
ne jamais lui avoir donné ce qu’il lui devait pour son service rendu des années plus tôt. Ils
s’expliquent et Landry insiste : il veut lui faire un cadeau pour se faire pardonner son impolitesse.
Fanchon lui demande de danser avec elle à la fête durant toute la journée.
Excellente danseuse, Fanchon n’attire pourtant que les moqueries et les jalousies lorsqu’elle danse
avec le beau Landry. Mal habillée, les gens lui font cruellement sentir qu’elle n’est pas à sa place.
Landry, bien que déçu de ne pouvoir être avec Madelon, qui le boude pour ces raisons, défend avec
vigueur Fanchon contre les attaques et danse avec elle tant qu’il peut. Fanchon, attristée par le
comportement des autres, pardonne Landry et le remercie vivement pour son attitude, puis s’en va.
Lorsque Landry rentre à la ferme du père Caillaud, il entend pleurer dans les bois. Il s’agit de
Fanchon. Il lui parle et essaie de la consoler. Il lui explique avec franchise et ménagement pourquoi
les gens la traitent de cette façon. Fanchon le remercie pour sa sincérité et sa manière de lui
présenter les choses. Elle lui relate sa vie et les raisons qui la poussent à se vêtir ainsi – elle reprend
ses habits pour en coudre à son frère — ou vivre de la sorte – elle se moque de ceux qui sont
désagréables gratuitement avec elle et Jeanet en raison de son handicap ou de leur réputation, et
elle ne laisse jamais dire du mal de sa mère. Landry découvre à quel point Fanchon est une âme
merveilleuse et chrétienne. Il s’éprend d’elle fortement lors de cette discussion et veut l’embrasser
pour se faire pardonner son inconduite antérieure. Il finit par l’embrasser, lui affirmer qu’elle n’est
pas laide et qu’elle pourrait même être très jolie, mais Fanchon, gênée, s’enfuit, craignant qu’il ne
change d’avis le lendemain.
Les semaines passent et Landry pense sans cesse à Fanchon. Il l’aime profondément. Fanchon prend
soin de ses vêtements et d’elle et sa réputation commence à évoluer. Landry a complètement oublié
Madelon et cherche constamment à être auprès de Fanchon. Ils se retrouvent régulièrement et se
cachent : ils ont peur de la réaction de Sylvinet s’il venait à apprendre que son frère est tombé
amoureux. Sylvinet le sait pourtant et a du chagrin, car il a suivi son besson une fois et les a vus
ensemble.
Madelon et le fils Caillaud surprennent Landry et la petite Fadette en train de converser
discrètement. Par jalousie, Madelon fait courir le bruit d’une relation entre eux. La rumeur revient
aux oreilles du père Caillaud qui demande à Landry de ne plus fréquenter Fanchon. Landry s’y oppose
farouchement et tente d’expliquer à son père la belle personne qu’elle est réellement. Par sagesse,
Fanchon décide de partir travailler dans une ville pour améliorer sa réputation. Elle avoue à Landry
qu’elle l’aime aussi intensément que lui, car le jeune homme était persuadé qu’il n’était qu’une
amitié à ses yeux. Fanchon aspire à ce que la famille Barbeau l’accepte pour pouvoir épouser Landry
et être heureuse auprès de lui. Elle s’en va pour un à deux ans, et même si Landry est triste de la voir