RESUME – BEL-AMI , Guy de MAUPASSANT (1885)
Première partie CHAPITRE 1 Georges Duroy, ancien militaire envoyé en Afrique, avait belle allure. Il était revenu à Paris dans le but de faire fortune, mais pour le moment il avait peu d’économies, car il travaillait aux bureaux du chemin de fer du Nord, qui le rémunéraient peu. A la recherche d’une femme en cette soirée de juin, il flânait dans Paris, tout en faisant attention au peu d’argent qu’il lui restait. La chaleur de l’été, l’assoiffait, et lorsqu’il s’apprêta à entrer au Café Américain, il reconnut un ancien camarade de combat : Forestier. Ce dernier, lui raconta alors qu’il était devenu journaliste, et qu’il était malade depuis son retour en France. Il l’invita à le suivre au journal : la Vie Française. Puis autour d’un verre et après réflexion, Forestier lui proposa de devenir journaliste pour lui. Il l’invita alors, à diner chez lui le lendemain, avec son patron. Ils continuèrent leur promenade jusqu’aux Folies-Bergères puis dans un jardin public où Georges se fit séduire par deux filles de joie. Forestier fit remarquer à Georges qu’il avait du succès, et qu’il devrait s’en servir pour faire une place. Puis il prit congé et Georges rejoignit une des deux femmes (Rachel). CHAPITRE 2 Le lendemain, Georges se rendit au dîner, habillé du mieux qu’il put, si bien qu’il ne se reconnut pas dans la glace. Quand il arriva chez Forestier, il perdit confiance, tant ce monde lui était inconnu.
Mme
Forestier l’accueillit chaleureusement, puis arriva Clotilde de Marelle et sa fille Laurine ; M. Walter et sa femme, Jacques Rival, Norbert de Varenne et enfin Forestier. Intimidé, Georges resta silencieux durant le repas, tout en
appréciant la compagnie de Mme de
Marelle qui lui paraissait belle, originale et fine d’esprit. Après quelques verres, il se sentit prêt à prendre part aux discussions journalistiques. Il engagea une discussion sur l’Algérie et montra qu’il savait de quoi il parlait. Encouragé par les convives, Forestier proposa les services de Georges à M. Walter. Celui-ci lui donna rendez- vous le lendemain et lui demanda un article sur l’Algérie au plus vite. Georges sentit que la roue tournait et qu’il faisait sa place dans le monde du journalisme. Plus assuré, il engagea la conversation avec Clotilde puis se rapprocha de M
me
Walter, encouragé par Mme Forestier.
Heureux de cette nouvelle vie, il rentra chez lui. CHAPITRE 3 Lorsqu’il se mit à écrire, son inspiration de la journée s’était éclipsée et rien ne sortait. Découragé, il se mit à réfléchir à sa situation d’infortuné, et au taudis qu’il occupait. Mais rien ne venait. Il se remémora ses parents, l’Afrique, il rêvassa puis se coucha. Emplit d’espérances, il se leva tôt le lendemain mais resta à nouveau sur une page blanche. Il se décida alors à aller demander de l’aide à Forestier. Celui-ci le dirigea vers sa femme. Elle le reçut en peignoir dans son bureau, le fit asseoir, le questionna sur son sujet puis lui dicta son article. A la fin de cette dictée surprenante, elle lui ordonna de la signer. Puis elle engagea la conversation sur M
me
de Marelle et l’informa qu’elle était
mariée. Il commençait à apprécier la
compagnie de Mme Forestier, quand le
Comte de Vaudrec les interrompit. Georges, intimidé, prit congé. Il gagna la Vie Française pour son rendez-vous. Voyant la fille d’attente, il demanda à voir Forestier. Celui-ci l’introduisit dans le bureau de M. Walter qui était en pleine partie de cartes. Rapidement, il l’embaucha et accepta son article. Forestier ramena Georges dans son bureau et lui expliqua ses fonctions et les ficelles du métier. CHAPITRE 4 Le lendemain, Georges se leva tôt, impatient de voir la publication de son article dans la Vie Française. Fier de son nouveau statut, il démissionna des chemins de fer du Nord et empocha sa dernière paie. Heureux de cette publication, il se faisait un plaisir de montrer qui il était. Il se rendit ensuite à la Vie Française où Charles Forestier les envoya (lui et St Potin) glaner des informations pour un article sur la colonisation anglaise. St Potin lui parla de tous les acteurs du journal en n’oubliant pas de les critiquer. Puis il expliqua à Georges que Madeleine était la maîtresse de Vaudrec. Georges échauffé, mit fin à la conversation. Lorsqu’il rentra écrire son second article, rien ne vint. Il se décida alors à retourner voir Madeleine, le lendemain. Mais lorsqu’il se présenta chez les Forestier, il ne put avoir son aide, dévouée à Charles. Contrarié par cet imprévu et par la réaction méchante de Charles, Georges rentra chez lui et écrivit rapidement son article. Le soir, il retourna aux Folies-Bergères où il rencontra Rachel et passa la nuit avec elle. Le lendemain, il constata que son article n’avait pas été publié. Celui-ci fut refusé, à mesure que Georges le réécrivait. Il décida de laisser cela de côté, privilégiant le travail pour Forestier. Dans sa quête d’informations, il rencontrait de plus en plus d’individus hauts placés. CHAPITRE 5 Septembre – Georges continuait son travail, mais regrettait la lenteur de sa réussite. Il n’attendait que de connaitre des femmes du monde qui lui permettraient de s’élever. En outre, Forestier ne se conduisait plus en ami avec lui et il n’osait plus aller voir Madeleine. Il se rappela de Clotilde et lui rendit visite plusieurs fois. Laurine était de plus en plus conquise par ce jeune homme et Clotilde lui proposa de diner avec les Forestier, le samedi suivant. Georges se réjouissait de ce repas et son attirance pour elle, augmentait. A ce dîner, Georges conquis les deux femmes en introduisant le thème de l’amour aux discussions, tandis que Forestier semblait de plus en plus malade. Les esprits se mêlaient mais Charles fut pris d’une crise de toux et voulut rentrer. Georges raccompagna Clotilde et se jeta sur elle pour l’embrasser. Elle se défendit puis se laissa aller. Le lendemain, lors du rendez-vous qu’elle lui avait donné, ils s’embrassèrent et elle mit de la distance entre eux, évitant ainsi le scandale. Pour se retrouver seuls, elle viendrait le lendemain chez lui. Laurine continuait d’apprécier cet homme qu’elle appela Bel- Ami. Clo décida de louer un appartement pour leurs rencontres afin d’être plus à l’aise et moins visibles. Puis le temps passant, ils sortirent plus souvent ensemble dans Paris, si bien qu’à force d’escapades, Georges se retrouva sans argent. Presque tous ses amis lui avaient fait crédit. Il fut obligé de refuser une de
leurs sorties et dut lui faire croire qu’il n’avait plus de sous car il en avait prêté à son père. Elle fut encore plus amoureuse, et usait de stratagèmes pour lui mettre des pièces dans ses poches. Mais un jour où Clotilde voulut aller aux Folies- Bergères, tout bascula. Là-bas, ils rencontrèrent Rachel qui, vexée de l’attitude de Georges, clama leurs ébats. Humiliée M
me de Marelle, ne voulut plus le
revoir. CHAPITRE 6 Georges se sentit triste d’avoir perdu Clotilde, mais son besoin d’argent était plus fort. D’autant plus fort, qu’au travail, Forestier lui menait la vie dure. Il se décida alors à rendre visite à Madeleine dans le but de la séduire et d’humilier Charles. Cependant, elle lui fit comprendre qu’ils resteraient bons amis. Dans cette perspective, elle lui conseilla d’aller séduire M
me Walter pour avoir un poste
supérieur à la Vie Française. Après quelques échanges, il se rendit chez M
me
Walter, un samedi après-midi. Silencieux dans un premier temps, il fit remarquer, par la suite, aux femmes présentes, son esprit affûté. Elles l’apprécièrent beaucoup et il fut très vite promu au rang de chefs des Echos et invité à dîner chez les Walter. Il était très fier de ce changement de situation et sentait la fortune venir. Chez les Walter, il rencontra leurs deux filles. Mais il fut surpris par la venue de Clotilde. Ce fut elle qui engagea la conversation et fit disparaitre son malaise. A la fin du dîner, ils se donnèrent rendez-vous le lendemain. Georges raccompagna Norbert, qui se mit à discuter de la vieillesse et de la mort qui le guettait et lui conseilla de profiter de la vie. Le lendemain, Clotilde l’informa que son mari rentrait et que, pour le voir elle lui proposait de dîner avec lui et les Forestier, la semaine suivante. Lors du repas, on s’inquiéta de l’état de santé dégradé de Charles. Sur ordres du médecin, les Forestier partirent dans le Sud pour la guérison de Charles. CHAPITRE 7 Le départ de Forestier pour le Sud amena Georges à avoir plus de poids à la Vie Française. Mais arriva le moment de la critique et Georges fut controversé par un journaliste de La plume. Si bien que par ses obligations envers M. Walter et pour la réputation du journal, il dut se défendre dans un duel en armes contre ce journaliste. Le soir précédent le combat, Georges fut pris d’angoisses et ne dormit pas de la nuit. Le matin, Rival et ses deux témoins vinrent le chercher pour l’emmener au duel. Georges tentait de se concentrer pour ne pas se laisser envahir par la peur. Mais, les tirs passés, ni Georges, ni l’autre journaliste ne furent touchés. Duroy, se sentit alors invincible. L’amour de Clo pour Georges s’était endurci avec ce duel. Elle ne voulait plus le quitter, mais la présence de son mari la contraignait à ne plus le voir aussi souvent. Georges décida de s’installer dans leur appartement rue de Constantinople, et lui jura de n’y emmener aucune autre femme qu’elle. Elle accepta et l’invita à un diner avec son mari qui voulait le revoir. CHAPITRE 8 La vie continuait pour Georges, qui évoluait rapidement dans son métier et voyait Clotilde régulièrement. Mais un jour, il reçut une lettre de Madeleine l’informant que Charles vivait ses dernières heures et qu’elle avait besoin de son soutien au plus vite. Après accord de
M. Walter, Georges se résolut à descendre à Cannes, veiller son ami. Quand il arriva, il constata l’état irrémédiable de Charles, qui pourtant, en le voyant, reprit du dynamisme. Mais cette énergie fut de courte durée et quelques jours plus tard, Charles décéda. Cette disparition fit prendre conscience à Georges, du temps qui filait et de sa propre mort. Il se rappela de la discussion qu’il avait eue avec Madeleine, qui était désormais veuve. Il réitéra alors son souhait de se marier avec elle et ainsi de s’associer l’un et l’autre, à leur réussite réciproque. Elle lui demanda de réfléchir à ce choix, l’avertissant de son caractère indépendant. Ils se donnèrent rendez-vous à Paris. Deuxième partie CHAPITRE 1 La vie parisienne de Duroy continuait sans heurts, lorsqu’il reçut un télégramme de Madeleine, l’informant de son retour sur Paris. Il la rejoignit et comprit qu’elle avait accepté sa demande. Leurs rencontres restèrent discrètes jusqu’à ce que le deuil de Charles soit terminé. Puis Madeleine proposa à Georges de se marier le 10 mai et de profiter de tout cela pour anoblir son nom : Georges Du Roy de Cantel. Il informa Clotilde de son mariage en lui expliquant qu’il aurait préféré l’épouser. Mais celle-ci resta bouleversée. Un mariage simple et civil les unit et ils partirent aussitôt pour Rouen, rendre visite aux parents de Georges. Durant ce long trajet, Georges tenta de se rapprocher de Madeleine, malgré sa froideur. Arrivés à Rouen, ils
rencontrèrent M. et Mme Duroy, vieux
paysans bourrus. Madeleine fut plus surprise que prévu (c’est elle qui avait forcé Georges à l’emmener chez ses parents) et se sentit réellement mal à l’aise en leur présence. Sa belle-mère, par son attitude, lui faisait comprendre qu’elle n’acceptait pas le choix de son fils. Elle poussa Georges à mettre fin à leur séjour. CHAPITRE 2 Peu de temps après être rentrés à Paris, Madeleine organisa un dîner avec Vaudrec. Georges s’entendit admirablement bien avec lui. A la suite de ce repas, Madeleine et Georges écrivirent un article politique au sujet de la colonisation marocaine. L’article fut publié et Georges reçut les honneurs et se fit offrir la direction du pôle politique à la Vie Française. Cependant, peu à peu il se mit à subir les moqueries des autres journalistes qui le comparait à Forestier, à la fois dans son écriture et dans sa position (mari de Madeleine, directeur du pôle politique). Ces comparaisons lui étaient détestables et envenimaient sa jalousie envers Charles. Il se raisonna alors et se mit à se moquer de son ami défunt, ce qui lui permettait de se défouler de toutes ces railleries. Mais lors d’une balade nocturne, sa jalousie prit le dessus et il demanda à Madeleine si elle avait déjà été infidèle. Son silence mit Georges hors de lui, et dans son esprit son amour pour elle était rompu : il ne serait plus jaloux, ni des rencontres de sa femme, ni de Charles. Mais la haine avait pris cette place. CHAPITRE 3 Georges fit informer ses collègues d’arrêter de l’appeler Forestier. Lorsqu’il rentra, Madeleine était en compagnie de
Mme Walter, Suzanne et Rose – ses filles – et Mme de Marelle. Il se proposa