Le chef-d’œuvre inconnu (ensemble)

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Le Chef-d’œuvre inconnu

Incipit « in medias res » => L’œuvre s’ouvre sur un personnage qui se rend à l’atelier. Néanmoins, les commentaires du narrateur puis le portrait d’un second personnage vont rapidement prendre le relais de la narration. Le texte est structuré en deux temps :  (l.1-50) : le texte est centré sur le personnage du jeune homme  (l.50-fin) : texte centré sur un second personnage en focalisation interne Le cadre spatio-temporel du récit est précisé dès le début :  (l.1) : « Vers la fin de l’année 1612 ». L’action est située au 17ème siècle, donc pas à l’époque de Balzac, il ne prime donc pas le réalisme comme il l’a fait dans « La Comédie Humaine » : son ambition est donc autre que dans La Comédie Humaine  (l.7) : « […] rue des Grands Augustins, à Paris ». Paris, à cette époque, représente le lieu de toute forme d’attention. Le début de l’action est paradoxal puisque l’action semble animée de sentiments contraires : la dynamique et le recul. (l.7) : « il finit » : il s’agit d’une périphrase verbale pour exprimer la difficulté de l’action.


L’action reflète parfaitement l’état d’esprit du personnage: le héros connaît une forme de trouble, ses certitudes vacillent, ce qui tend à entraver sa participation à l’action Ce doute est figuré par l’action elle-même: elle a ainsi une valeur emblématique. L’inaction avec le personnage traduit une forme d’inertie le rendant de ce fait antihéroïque. Cependant, le regard du narrateur va changer cette impression première en passant par le biais d’une généralisation. Le narrateur suggère que l’attitude du jeune homme est en réalité révélatrice de sa très grande qualité ; elle est même le signe de son génie. Le personnage se présente comme un exemplaire emblématique d’une catégorie : son attitude ne doit pas être mise au compte de son caractère mais exclusivement sur celui d’une situation type. C’est une situation déterminante dans la mesure où elle va déterminer la destinée du jeune homme : confirmer ou non sa vocation artistique. La première partie (l.1-18) propose une mise en scène avec l’ascension laborieuse de l’escalier qui conduit chez Porbus, destinée à dramatiser l’action, à créer une tension pour intéresser le lecteur. C’est une situation de quête : la quête d’initiation (sens rationnel : formation / sens ésotérique : mystère de la création artistique), la quête de reconnaissance et de savoir. Après le commentaire du narrateur, on a un retour à la narration avec la mention de l’arrivée d’un second


personnage. Sur le plan de la narration, on aborde ainsi une deuxième étape centrale : l’arrivée du second personnage vient perturber l’action initiale, en l’occurrence de façon positive puisqu’elle donne une nouvelle impulsion à une action e n t r a i n d e s ’ e n l i s e r .

Le portrait de Frenhofer

Le portrait qui constitue une pause dans l’action, appelée pause descriptive, et qui focalise l’intérêt du lecteur sur le personnage. La mise en scène du portrait est particulière avec les circonstances de l’apparition du personnage et le décor qui produit des effets de lumière particulier. Le portrait en focalisation interne est ordonné puisqu’il suit l’ordre du regard du jeune peintre : ainsi, le lecteur est accompagné par le regard du jeune peintre dans sa découverte du personnage. La dimension réaliste du portrait qui est très concret montre qu’il s’efforce de donner corps au personnage : ainsi, les éléments renvoyant au fantastique créent une tension avec la dimension réaliste du portrait. Le lecteur est impliqué dans le portrait comme associé. La comparaison finale à un tableau de Rembrandt brouille les frontières entre la réalité et l’Art ; Frenhofer est présenté comme une œuvre d’art figurant dans la réalité.


p.36 « Image imparfaite » : c’est une formule qui relève de l’art de la suggestion, Frenhofer étant extraordinaire au point d’être irreprésentable. –> voir prétérition Ce passage remplit une double fonction : informer tout en créant un effet d’attente. En effet, on dispose d’un cadre spatio-temporel et on voit une situation qui se met en place avec des personnages, deux êtres d’exception. L’attente est ensuite créée grâce à la construction du passage où la narration est constamment entravée, et à une information incomplète puisqu’on ne sait rien du passé des personnages, pas même leur nom, et le statut de Frenhofer reste flou.

La scène de critique

C’est la première scène de l’oeuvre qui correspond à un dialogue entre Maître Porbus et Frenhofer en présence du jeune homme qui interviendra plus tard dans la scène. Ce dernier est présent à la faveur d’une sorte de malentendu. il va assister à un long discours de Frenhofer, brièvement interrompu par Porbus. Les interventions de Porbus relancent à plusieurs reprises le discours de Frenhofer qui conduit à approfondir sa réflexion sur l’art. La progression du texte correspond à l’évocation des effets puis celle des causes et

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