1-la définition des deux logiques d’assistance et d’ assurance de

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1-la définition des deux logiques d’assistance et d’ assurance

Deux logiques peuvent présider à la protection sociale : une logique d’assurance et une logique d’assistance, ou de solidarité, liée à l’idée de justice sociale.

Dans le premier cas, on insiste sur l’idée d’assurance : on cotise (cotisations sociales) pour se protéger contre certains risques sociaux (par exemple : la maladie, le chômage, la vieillesse) et lorsque le risque se produit, on reçoit une allocation ou une pension. Dans ce système, il faut un équilibre entre les ressources(cotisations sociales) et les dépenses (allocations, retraites).

Dans le deuxième cas, on insiste sur la solidarité (entre les générations par exemple, ou entre les plus riches et les moins riches). Ce système est mis en place pour tous ceux qui ne peuvent pas ou plus bénéficier du système d’assurance. Le financement en est assuré par l’à‰tat ou des collectivités territoriales (par exemple le RMI).

2- la différence entre logique d’assurance et logique d’assistance

La logique est donc très différente. Aujourd’hui, la question se pose, dans les pays qui ont choisi la logique de solidarité, de savoir si l’on peut continuer ainsi : en effet, des générations moins nombreuses vont avoir à prendre en charge des générations âgées très nombreuses du fait du baby-boom et l’on peut se demander si l’on arrivera à maintenir le niveau actuel de protection sociale. Mais la logique d’assurance pose aussi des questions : d’une part, c’est une logique individuelle, voire individualiste, qui laissent des exclus sur le bord de la route, d’autre part, les risques de faillite du système sont loin d’être inexistants (l’épargne est placée à long terme par les compagnies d’assurance, mais la fragilité du système financier international peut à tout moment menacer les fonds de pension américains, par exemple, ce qui pourrait priver les assurés de leurs retraites). Le débat autour de la protection sociale et de son financement a donc de réels enjeux et, une fois de plus, il n’y a pas de solution miracle ou évidente.

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