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RÉSUMÉ – MARIUSMARCEL PAGNOL (1929)
Marius est une pièce de théâtre de Marcel Pagnol, qui a été jouée pour la première fois en 1929. Le récit se déroule à l’époque où il a été écrit, à Marseille. Marius est le premier texte de la trilogie Marius, Fanny, César.
LES PERSONNAGES PRINCIPAUX
Marius Marius est le fils de César. Jeune homme mince, mystérieux et gai âgé de vingt- deux ans, il aide son père dans le bar de La Marine. Marius se livre peu et peine à déclarer ses sentiments à Fanny, qu’il connaît depuis sa tendre enfance. Il se l’interdit en raison de son obsession secrète pour la mer, considérant qu’une femme de marin est vouée au chagrin.Fanny Fanny est une jolie marchande de coquillages âgée de dix-huit ans. Elle a vécu son enfance avec Marius et l’aime intensément. Intelligente et intuitive, elle essaie de provoquer une réaction chez lui en lui apprenant que le riche Panisse lui a demandé sa main.
C é sar César est le père de Marius. Veuf et patron du bar de La Marine, il est une grande brute sympathique aux avant-bras extrêmement velus. Il aime tendrement son fils et ne voit pas que celui-ci ne souhaite pas reprendre son affaire. Honorine Honorine, belle poissonnière marseillaise de quarante-cinq ans, est la mère de Fanny. Travailleuse au franc-parler redoutable, elle s’inquiète pour l’avenir de sa fille.Panisse Panisse, le maître-voilier du Vieux-Port, possède un magasin sur le quai de La Marine. Il est un petit homme moustachu de cinquante ans au ventre rond. Veuf depuis trois mois, il aspire à épouser Fanny, en dépit de leur différence d’âge. Monsieur Brun Monsieur Brun est un jeune vérificateur des douanes, venant de Lyon. Il fait partie de la clientèle régulière de César au bar de La Marine avec Panisse et Escartefigue.
Escartefigue Escartefigue est le capitaine du ferry-boat, traversant le Vieux-Port une vingtaine de fois par jour. Piquoiseau Piquoiseau est un mendiant vivant à proximité du bar de César. Il raconte souvent des histoires de marins et rend régulièrement visite à Marius.
LE RÉSUMÉ DE L’HISTOIRE
Le bar de La Marine de César est le repère des habitués que sont Panisse, Escartefigue et Monsieur Brun. Ils y disputent souvent des parties de cartes homériques, dont une fera dire à César la fameuse réplique « tu me fends le cœur ». Marius et César travaillent au bar à tour de rôle. César s’agace souvent des absences de son fils qui s’en va sans la moindre explication. Face à la terrasse de La Marine se trouve l’éventaire de coquillages tenu par Fanny et Honorine. Au bar, Marius et Escartefigue discutent. Marius affirme à Escartefigue qu’il devine d’où vient son désarroi. Le jeune homme pense que le capitaine rêve de prendre le large pour cesser définitivement ses allées et venues en ferry-boat dans le Vieux-Port. Fanny n’a pas de clients et rejoint Marius au bar. Ils flirtent et elle essaie de l’inviter à venir danser avec elle, mais Marius prétexte qu’il marche le soir dans le Vieux-Port. César se réveille et se chamaille avec Marius parce qu’il a pris
l’initiative d’offrir un café à Fanny. Le père reproche ensuite à son fils de disparaître sans la moindre raison. Panisse arrive et César les laissent pour aller se préparer. Marius lui raconte joyeusement que son père a une maîtresse qu’il fréquente tous les lundis. Il s’amuse de l’observer balbutier et trouver mille prétextes pour justifier ses sorties. Monsieur Brun expose qu’il ne s’agit pourtant pas d’un crime lorsqu’on est veuf. Le mot fait bondir Panisse qui est veuf depuis trois mois. Il pleure sa défunte épouse pendant quelques minutes, puis relate qu’il a demandé une nouvelle femme en mariage. Il ne précise pas laquelle. Marius est persuadé qu’Honorine est l’heureuse élue. Piquoiseau remet une lettre à Marius. Il doit lui expliquer quelque chose et Marius lui suggère de sortir du bar discrètement pour lui parler à la fenêtre de sa chambre. Panisse vient discuter avec Honorine devant l’éventaire de coquillages. Il souhaite savoir si elle accepte de nouveau de le retrouver au cabanon le dimanche. Honorine, songeant que Panisse lui fait la cour, lui expose un besoin de sérieux. Sa sœur Zoé a couché avec tous les marins du port à la suite d’un chagrin d’amour, et Honorine ne veut pas ajouter de honte à sa famille. Panisse la rassure, lui expliquant que le mariage a toujours été son idée. Un quiproquo se déroule entre eux deux et Honorine s’exclame lorsqu’elle comprend que Panisse souhaite demander la main de Fanny et non la sienne. Elle lui rappelle que sa défunte femme le trompait, suggérant que Fanny, beaucoup plus jeune, s’ennuiera vite avec lui. Panisse met en avant ses ressources, promettant d’être gentil et généreux avec Fanny. Honorine commence à réfléchir à l’idée, craignant pour ses finances et l’avenir de sa fille. Panisse a déjà évoqué son vœu à Fanny qui lui a répondu d’en faire part à sa mère en premier lieu. Panisse s’inquiète tout