 figures d’amplification gradation : succession ordonnée de t

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Figures d’amplification Gradation

: succession ordonnée de termes, d’idées ou de sentiments. On

parle de gradation ascendante lorsque les termes sont de plus en plus forts et de gradation descendante lorsque les termes sont de plus en plus faibles.

Ex : « Va, cours, vole, et nous venge. » (Corneille, Le Cid, acte I, scène 5)

Hyperbole : L’hyperbole est une figure d’amplification qui désigne l’ensemble des procédés d’exagération qui touchent la syntaxe et le lexique (accumulation, intensifs, superlatifs, etc.).

Ex : Dire c’est un géant pour désigner quelqu’un de très grande taille.

Figures d’analogie Allégorie

: Une allégorie est la figuration d’une abstraction, d’une idée, par

une image, souvent par un être vivant.

Ex : Représenter la mort par la faucheuse.

Comparaison

: rapproche deux idées ou deux objets, un rapport d’analogie

est établi entre eux. Il y a 2 termes : 1 comparé et 1 comparant (comme, tel, semblable à, pareil à, ainsi que, de même que, etc.).

Métaphore

: figure qui consiste à désigner un objet ou une idée par un mot

qui convient pour un autre objet ou une autre idée liés aux précédents par une analogie. La métaphore fusionne donc en un seul les deux termes de la comparaison ; il s’agit d’une comparaison sans terme comparatif.

Ex : « Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage » (Baudelaire, « L’Ennemi »)

Personnification

: figure qui confère à des entités abstraites ou à des

inanimés des traits de comportement, de sentiment ou de pensée propres aux êtres humains.

Ex : l’Habitude venait de me prendre dans ses bras et me portait jusqu’à mon lit comme un petit enfant.

Prosopopée

: figure de rhétorique (art de l’éloquence) qui consiste à faire

parler une personne morte ou absente, un animal, une chose personnifiée ou encore une abstraction.

Figures d’atténuation Euphémisme

: figure de pensée qui consiste à employer une expression

adoucie (ou un mot) pour évoquer une idée désagréable, triste ou brutale.


Ex : « Elle nous a quittés. » au lieu de dire « Elle est morte. »

Litote

: figure d’atténuation qui consiste à dire moins pour suggérer

davantage (sous-entendre). C’est laisser entendre plus qu’on ne dit, dire beaucoup en peu de mots ; renforce l’information.

Ex : « Va, je ne te hais point. » (= « Je t’aime. ») Corneille, Le Cid, acte III, scène 4

Figures de construction Anacoluthe

: figure de construction qui consiste en une rupture de la

cohésion syntaxique. Cette rupture dans la construction d’une phrase provoque généralement un effet de surprise.

Ex : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, la face du monde en eût été changée. »

Anastrophe : inversion de l’ordre habituel des mots.

Ex : Étroits sont les vaisseaux, étroite notre couche. Immense l’étendue des eaux, plus vaste notre empire. Aux chambres closes du désir.

Asyndète : figure de construction qui consiste à supprimer les mots coordonnants (et, mais, or, ou, etc.) entre les syntagmes ou entre les propositions.

Ex : « Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée » énumération sans déterminant Tu l’as voulu, tu l’as eu. Asyndète de la conjonction de coordination « donc »

Ellipse

: procédé qui consiste à omettre certains éléments logiquement

nécessaires à l’intelligence du texte. Il s’agit en fait de passer sous silence certains événements afin d’accélérer la narration.

Épiphonème

: consiste à placer une formule sentencieuse, qui exprime une

opinion générale souvent présentée comme non contestable, au début ou à la fin d’un ensemble textuel plus vaste. L’épiphonème peut servir de conclusion ou de justification.

Ex : La raison du plus fort est toujours la meilleure ;

Interrogation oratoire

: terme grammatical désignant une question dont la

réponse est sous-entendue.

Ex : 1 soit à une affirmation ou à une exclamation (interrogation rhétorique ou oratoire).


Comment être modeste quand on est le meilleur ?

La forme négative (interro-négation) est fréquente.

N’y a-t-il donc plus d’enfants ? – Si, Madame, rassurez-vous, nous vous en ferons !

2 soit à une injonction, à une suggestion, à une proposition.

Si on s’en allait ?

Parallélisme

: procédé de répétition et de construction qui consiste en la

reprise d’éléments symétriques au sein d’un énoncé. Le parallélisme peut être sonore, prosodique ou métrique.

Zeugma

: liaison syntaxique entre deux mots ou groupes de mots, dont un

seul se rapporte au verbe.

Ex : Je vais à l’école et à mon grand désespoir.

Figures de diction ou de sonorités Allitération

: répétition d’un son identique. Le terme « allitération » est

généralement employé pour la répétition de consonnes. D’une manière générale, l’allitération produit un effet harmonique ou de soulignement.

Ex : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » harmonie imitative : la sonorité des mots évoque le sifflement du serpent.

« Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. » Effet de dureté.

Assonance

: répétition d’une même voyelle dans une phrase ou un vers.

L’effet obtenu est généralement expressif ou harmonique.

Ex : Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant Assonances en [e] et en [ã].

Épenthèse

: Insertion d’une lettre ou d’une syllabe à l’intérieur d’un mot.

Ex : « Tout le monde il est là, le marchand le passant, le parent le zenfant, le méchant le zagent. » Langage enfantin.

Homéotéleute

: répétition d’un même son à la fin d’une phrase ou à la fin

des mots d’une même phrase.

Paronomase

: consiste à rapprocher des mots comportant des sonorités


semblables mais qui ont des sens différents. On appelle paronymes des mots qui se ressemblent par leurs sons.

Ex : Qui se ressemble s’assemble. – Qui vole un œuf vole un bœuf. – Tu parles, Charles !

Figures d’insistance Anaphore

: figure de répétition qui consiste à répéter un même mot au

début d’un vers, d’une phrase ou d’une proposition.

Ex : Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.

Énumération

: juxtaposition des différents éléments d’un ensemble que l’on

veut décrire.

Ex : « Ce jeune homme était beau, magnifique, grand, musclé et vigoureux »

Parallélisme Répétition

: utiliser plusieurs fois les mêmes termes pour mettre en valeur

une idée.

Ex : Oh! Cèdres du Liban, cèdres de nos délires, Cèdres de notre extase et de notre fierté.

Figures d’opposition Antiphrase

: C’est sous-entendre le contraire de ce que signifie une phrase

énoncée : on dit ainsi le contraire de ce que l’on pense réellement. L’ironie repose souvent sur l’antiphrase.

Ex : « Quel temps magnifique ! » (Pour dire « Cette pluie m’agace. »)

Antithèse

: consiste à rapprocher, dans le même énoncé, deux pensées,

deux expressions, deux mots opposés pour mettre en valeur un contraste fort.

Ex : Qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile.

Chiasme

: figure de construction qui consiste à disposer les termes de

manière croisée suivant la structure AB / BA.

Ex : « On veut haïr et on veut aimer, mais on aime encore quand on hait, et

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