POEMES EN PROSE ET VERS LIBRE
Les poèmes en prose :
– Aloysius Bertrand, avec Gaspard de la nuit, et Maurice de Guérin, avec Le Centaure, donnent naissance à ce que l’on appelle paradoxalement « le poème en prose », sans doute inspiré par la prose rythmée et lyrique de Chateaubriand.
– Les marques de la prose : • Pas de rimes ni de vers.
• Composé de courts paragraphes séparés ou non par des blancs, ou de manière continue, sans alinéa.
• Différence : le poème, contrairement à la prose, constitue une uité de thème et de sens, et ne fait pas partie d’un texte plus long. Il et également défini par un titre, comporte un début et une chute.
– Les marques de la poésie : • La disposition en paragraphes, qui rappelle les unités des strophes
• Le rythme, même sans vers
• Les reprises sonores (venant de la répétition de certains mots, les rythmes de ponctuations, des groupes ternaires, des énumérations, de la structure des phrases)
• La musicalité
• Les images et un langage souvent analogiques et symboliques, pour aborder des thèmes aussi variés que ceux de la poésie traditionnelle.
– Poésie en prose = mode d’écriture original, susceptible, comme le dit Baudelaire, de s’adapter aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience.
– Exemples : « La Ronde sous la cloche » d’Aloysius Bertrand, « Les ponts », « Aube » d’Arthur Rimbaud, « Le fou et la Vénus » de Charles Baudelaire.
Le vers libre
– Disposition des vers qui évoque la poésie
– Mais grande irrégularité dans la longueur des vers, dans l’absence des rythmes propres à la versification traditionnelle (suite régulière de syllabes accentuées) et dans le manque de rimes récurrentes et codifiées à la fin des vers.
– Le vers libre ne correspond à aucune contrainte définie : le poète est libre d’aller à la ligne quand il le veut et c’est en général la syntaxe des phrases qui dicte l’organisation des vers.
– Les vers libres ont des rythmes particuliers, qui correspondent aux thèmes traités.
– Expression d’une liberté poétique, les vers libres, par leurs irrégularités, sont une marque d’originalité et de créativité.
– Largement utilisés au XXe siècle.
– Exemples: « Bascule » de Pierre Reverdy, « L’hiver qui vient », de Jules Laforgue.