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RESUME – LA CONTROVERSE DE VALLADOLID JEAN-CLAUDE CARRIERE (1992)
La controverse de Valladolid est un ouvrage de Jean-Claude Carrière, issu d’un fait historiq portant le même nom. Au début du livre, une note de l’auteur figure pour expliquer qu’il a romancé ces faits : « La controverse de Valladolid est un événement historique, mais elle pas déroulée comme je la raconte ici […] Je n’ai eu pour intention que de soumettre un ré à une dramaturgie, que de tendre et durcir l’action. La vérité que je cherche dans le récit historique, mais dramatique. » L’événement – la dispute – a bien eu lieu et les catholiques ont effectivement examiné les respectives de Las Casas et Sepùlveda sur la question de l’évangélisation par la force du indien, mais rien n’indique qu’ils se sont rencontrés et qu’ils ont débattu de manière front comme c’est le cas dans le roman.
I. Les personnages principaux
1. Bartolomé de Las Casas
Le père Bartolomé de Las Casas est un dominicain âgé de 76 ans. Contrairement à ce que pourrait indiquer, il est un homme d’une grande vigueur. Il a d’abord été un jeune colon inconscient de ce qu’il pouvait faire subir aux Indiens. Puis, il a eu une révélation et a com les Indiens étaient des hommes comme lui, des fils de Dieu et que le traitement que les c espagnols leur réservaient n’était pas acceptable. Il est ainsi un ardent défenseur de leur arguant que les Indiens sont des hommes, et non une race inférieure que l’on peut massa torturer ou évangéliser par la force. Il a beaucoup voyagé et possède une solide expérien terrain. Pour ces raisons, il n’a pas pu se consacrer autant qu’il l’aurait souhaité à la théol sait que ce manque le dessert au cours de la dispute, mais il a choisi d’aider les plus dém au long de sa vie.
2. Ginès de Sepúlveda
Sepúlveda est un brillant chanoine philosophe maîtrisant à la perfection l’art de la dialect énormément étudié et fait preuve de beaucoup de stratégie dans ses prises de parole. Il e favorable à l’évangélisation à tout prix : y compris celui de la guerre. Il possède une exce d’ensemble lui permettant d’avancer ses arguments au gré de conclusions logiques, mais jamais pu assister de près aux outrages qui ont été infligés aux Indiens. Au même titre qu bonne partie des religieux présents lors de la dispute.
3. Le cardinal Roncieri
Le cardinal Roncieri est le légat envoyé de Rome par le pape. Il est chargé d’arbitrer la dis de juger si l’Église doit considérer les Indiens comme des hommes. Il est un personnage extrêmement cultivé et habile et ne manque pas de soulever les faiblesses ou les incohér dans les discours des deux opposants. Il cache méthodiquement son opinion et se donne
d’une réflexion constructive en faisant durer plusieurs jours la dispute. Il ose parfois des c surprenant en invitant des Indiens, des colons et des bouffons dans l’église accueillant le
II. Le résumé de l’histoire
L’auteur expose les grandes lignes du contexte historique. La dispute se déroule donc en à Valladolid en 1550. Les Espagnols ont colonisé le Nouveau Monde et se servent des Indi comme d’esclaves quand ils ne les maltraitent pas. Cette colonisation rapporte une mann financière considérable au Royaume espagnol, notamment en raison de l’exploitation des ressources locales. Mais Charles Quint a souhaité qu’une réflexion ait lieu sur les méthode conquête de ce continent. Sepúlveda a écrit un manuscrit approuvant et encourageant l’évangélisation par la guerre est nécessaire. Son travail n’a pas été accepté à l’imprimatur et un débat doit avoir lieu s thème de son projet. Ce débat servira de prétexte à cette réflexion. La controverse de Valladolid mettra ainsi en confrontation les théories de Sepúlveda et ce Las Casas, défenseur des Indiens. Ses acteurs savent qu’elle risque fortement de débouch une conclusion qui bousculera l’Église tout entière, mais aussi le Royaume d’Espagne. Alors que la dispute commence, le cardinal Roncieiri trébuche légèrement sur une marche défectueuse, ce qui est de mauvais augure. Toutefois, il continue son chemin comme si de n’était. Il résume les grandes lignes du débat à venir et donne la parole à Las Casas en pr dominicain essaie tant qu’il peut de relater l’horreur à laquelle il a assisté : les massacres torture, les humiliations faites aux Indiens, et ce en grand nombre. Il passe un temps cons à énumérer toutes ces actions qu’il estime être de véritables crimes. Ensuite, c’est au tou Sepúlveda de s’exprimer. Il est un habile orateur et il est difficile de distinguer pour son a où il veut en venir et par conséquent les pièges à éviter.
Qui plus est, les nombreux prêtres présents sont, à l’image de Sepúlveda, des religieux pl sensibles aux recherches qu’à l’action. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais traversé l’océan, contrairement à Las Casas. Sepúlveda cherche à établir que les Indiens sont des hommes possédant une âme inférieu tandis que Las Casas veut démontrer qu’ils sont égaux aux catholiques et qu’ils sont des part entière. Ils usent de documents écrits et de manœuvres diverses pour influencer l’au dans leur sens. Sepúlveda, à la grande surprise de tous, fait notamment apporter sur plac sculpture représentant un dieu indien. Tous les hommes présents dans l’église la trouvent Sepúlveda appuie sur cet argument : les Indiens n’ont pas de goût pour le beau, ce qui en selon lui qu’ils sont de condition inférieure. La dispute dure plusieurs jours durant lesquels le cardinal reste toujours mystérieux conce son opinion. Cependant, ses prises de parole sont toujours pertinentes et il use d’idées fa pour faire avancer le débat. Il invite deux colons s’étant initialement cachés dans l’église assister à la dispute à venir exprimer leur opinion. Il a fait voyager cinq Indiens jusqu’en E pour les observer. Ils devaient être deux femmes, deux hommes et un enfant, mais une fe morte au cours du trajet. Il ne reste donc plus qu’un couple avec un enfant et un autre ho Le légat teste leurs réactions par divers procédés, ce qui ne manquera pas d’apitoyer et d’exaspérer Las Casas. Le cardinal exige que la statue de leur idole soit détruite. Il deman colons de les menacer en prenant l’enfant pour analyser leurs réactions. Il fait en outre ve troupe de bouffons, considérant que si les Indiens rient, ils prouveront que leurs esprits pe être aussi élevés que ceux des personnes appréciant l’humour. La manœuvre du légat sus d’ailleurs beaucoup d’émoi, les bouffons pratiquant des pitreries vulgaires et obscènes po lieu. Les Indiens ne rient pas à ce spectacle qui n’a aucun sens pour eux, ce que ne manq de mentionner Las Casas. Ce dernier s’emportera ainsi vivement de les voir assister impu effrayés et épuisés à ces expériences. À tel point qu’il s’approche de Sepúlveda avec véh