Introduction molière est un grand auteur classique et acteur de

Loader Loading...
EAD Logo Taking too long?

Reload Reload document
| Open Open in new tab

Download [39.20 KB]



Introduction

Molière est un grand auteur classique et acteur de théâtre français du XVIIe siècle, né en 1622 et décédé en 1673. Il écrit de nombreuses pièces qui rencontrèrent le succès comme « L’école des femmes » et « Le malade imaginaire ». Après avoir subit de violent reproche suite à la représentation de « L’Ecole des femmes », Molière décide de se venger de tous les hypocrites en écrivant « Le Tartuffe » (1664), pièce consacrée à un faux dévot. A l’époque, de nombreuses critiques sont faites a l’égard de cette pièce car Molière dénonce la fausse dévotion et donc l’hypocrisie religieuse, ce qui est grave car au XVIIème siècle la religion est très importante et respecté de tous. Ses dons d’acteur comique et surtout de mime ont frappé ses contemporains. Il possède un grand sens d’observation critique, ainsi qu’une habileté surprenante à peindre les mœurs de son temps. Aucun type social n’échappa à sa plume, même celui du faux dévot de Tartuffe, dans la scène IV de l’acte1. Dans cette pièce qui appartient au genre de la comédie, Tartuffe n’apparaîtra qu’à l’acte III. Cet extrait de comédie

1


se situe vers le début de l’œuvre, un dialogue vif et comique s’installe entre Orgon et Dorine, sous les yeux bien vaillants de Cléante. Cette scène révèle l’aveuglement d’Orgon à propos de Tartuffe. Grâce à son personnage, Molière brosse le portrait satirique d’un parasite. L’acte I a traditionnellement une fonction d’exposition. Nous nous demandons donc en quoi cette scène de comédie est au service de la présentation de Tartuffe. Dans cette scène, nous allons étudier en premier temps les personnages d’Orgon et Tartuffe et puis nous nous intéresserons dans un second temps au comique de cette scène.

2


I- Les personnages d’Orgon et de Tartuffe A-L’ aveuglement d’Orgon

Dans les premières répliques de Dorine, nous voyons qu’elle ne cesse d’insister sur la maladie de Madame Elmire cependant, Orgon y est totalement indifférent. Nous pouvons donc ainsi relever le champ lexical de la maladie : « fièvre » (v.232), « mal de tête » (v.233), « douleur » (v.239). C’est la première apparition d’Orgon sur scène. Dès les premières répliques d’Orgon, on voit que sa seule préoccupation est Tartuffe. On voit une dévotion absolue pour Tartuffe d’Orgon car quand Dorine lui raconte que sa femme est malade depuis hier soir il ne réagit pas mais au contraire il prend des nouvelles de Tartuffe. Il rabâche de nombreuses fois deux phrases : l’anaphore « Et Tartuffe ? », l’antithèse « Le pauvre homme » » qui exprime d’une part une adoration pour ce personnage et d’autre part de la pitié. Orgon éprouve uniquement de la compassion pour Tartuffe alors que c’est sa femme qui va mal. Dorine lui raconte bien que sa femme souffre

3


mais ces seules pensées sont pour Tartuffe. Orgon est totalement obsédé par Tartuffe jusqu’à négliger sa femme. Dorine exagère l’état de sa femme pour faire réagir Orgon mais elle n’y parvient pas, au vers 238 « encor cruelle » et au vers 244 « pût fermer un moment la paupière ». Le ridicule repose dans le fait qu’il ne voit que tartuffe. On nous fait un portrait indirect d’Orgon qui est celui d’un homme naïf. Tartuffe est censé être un dévot, et se doit de rester au chevet d’Elmire, sans manger : « deux perdrix » (v.239) devant la malade. On constate un décalage hyperbolique car on a une gradation ascendante de l’état d’Elmire qui se dégrade et une gradation ascendante de l’état de Tartuffe qui s’améliore. Orgon semble avoir une vision inversée de la situation. La scène est construite sur un parallélisme, les maux d’Elmire et le bien-être de Tartuffe. Orgon est complètement « tartuffié » car il ne voit que Tartuffe et c’est son unique sujet de préoccupations, en étant indifférent à sa femme et sa famille. En effet, Orgon éprouve uniquement de la compassion pour Tartuffe, il semble être obnubilé par celui-ci et le préfère donc à sa propre famille.

4

Laisser un commentaire