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Conclusion :
La loi le chapelier a donc une politique économique libéraliste, elle prolonge le décret d’Allarde de mars 1791. On y prône le libre arbitre et l’individualisme. Toutefois, cette loi qui paraissait oppressive, fut suivie et obéit. Son exécution paraît avoir amené la dispersion des associations ouvrières visées par elle et confondue avec les corporations. L’élimination des corporations et des associations de métiers paraît totale mais doit être relativisée. Les sociétés publiques et les clubs recueillirent en partie l’héritage de ces associations et ont offert un asile inviolable aux fauteurs de troubles / discordes. Toutefois, les compagnonnages, ces sociétés secrètes d’artisans, se perpétuèrent sous la révolution, l’empire, la restauration. La libre fixation des salaires a abouti à une forte baisse de ceux-ci et explique l’effroyable misère ouvrière des débuts du XIXe siècle, et les révolutions violentes qui ont suivi.