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Ecole supérieur de technologie TVSC2
non-respect par l’URSS de l’auto-détermination en Pologne, – le refus américain de partager le secret de la bombe A avec les Soviétiques. 2/ La politique d’endiguement et le plan Marshall ; les EU déterrent la hache de guerre Ce sont les E-U qui prennent l’initiative de déterrer la hache de guerrre. Si les EU officialisent le début de la guerre froide, il n’en sont pourtant pas les seuls responsables. Les torts sont partagés : provocations, maladresses, promesses non tenues et les malentendus furent nombreux. Mais il est certain que les initiatives de l’URSS y ont été pour beaucoup et furent décisives. En tout cas, il est clair que dès le milieu 1946, la Grande Alliance a vécu. L’Alliance n’avait tenu que tant qu’avait subsisté un ennemi commun… a/ Durcissement de la politique américaine En 1945, les EU veulent limiter leurs interventions extérieures comme ils l’ont toujours fait (isolationnisme). Ils rapatrient assez vite l’essentiel de leurs troupes, démobilisent une partie de l’armée, et laissent à leurs alliés européens le soin de contenir la pousée communiste. Or, affaiblie, l’Europe n’y parvient pas : les EU vont sentir la necessité de venir les relever. L’annonce par les Anglais, en février 1947, qu’ils renoncaient à leur tutelle sur la Grèce et la Turquie, met les E-U au pied du mur : l’indépendance de la Turquie est menacé par la volonté soviétique de partager le contrôle des détroits (Bosphore et Dardannelles). En Grèce, la guérilla communiste de Markos, aidée par Tito, semble l’emporter contre les monarchistes soutenus jusque-là par les Anglais. Pour les E- U qui sont de plus en plus persuadés d’une volonté hégémonique de la part de l’URSS, l’alternative est simple : soit ils assurent la relève de la GB défaillante, soit le communisme occupera la place. Avec Roosevelt, on a voulu jouer le jeu de l’alliance et faire confiance à Staline. Mais les hommes politiques américains sont de plus en plus partagés sur la conduite à tenir vis à vis de l’URSS. Après la mort de Roosevelt, on assiste à la montée des partisans de la fermeté au détriment des partisans du dialogue, qui vont bientôt occuper tous les postes-clés. Ainsi, l’idée (sans doute bien exagérée) naît peu à peu dans une partie de l’entourage du Président que l’URSS projette à plus
2009/2010