ALI BABA ET LES QUARANVOLEURS
1) Origine de l’oeuvre2) Le traducteur3) Ali Baba et les quarante voleurs
3.1) Le sujet 3.2) Les thèmes abordés 3.3) Résumé
4) Étude des personnages5) Genre et style
5.1) Le conte 5.2) Style narratif
6) La morale de l’histoire7) La pérennité d’Ali Baba et les quarante voleurs
1) Origine de l’oeuvre
Ali Baba est un personnage des Mille et Une Nuits, un recueil de contes populaires arabes. Ces contes, nés en Inde, auraient circulé grâce à la tradition orale. Les premiers manuscrits auraient été retrouvés en Perse, et enrichis au VIII
e siècle par les conteurs
arabes. Leur origine est très diverse : Inde, Perse, Égypte, pays du Moyen-Orient. Antoine Galland les a découverts en 1700 et traduits en français. Il s’agit de la traduction la plus ancienne. Ensuite, les contes des Mille et Une Nuits ont été traduits dans toute l’Europe, permettant de découvrir la civilisation moyen-orientale, autrement que par les souvenirs des Croisés. Le roi de Perse, découvrant que son épouse lui est infidèle, décide qu’elle mourra, et que, afin de ne plus être trompé, il choisira chaque soir une nouvelle maîtresse, qui sera tuée le lendemain matin. Une nuit, Shéhérazade, la fille de son vizir, décidant que ces assassinats doivent cesser, commence à raconter au roi un conte, qui n’est pas terminé au petit matin. Le roi est impatient de connaître la suite de l’histoire, et cela durera mille et une nuits, après quoi il abandonnera ses funestes desseins et épousera la charmeuse Shéhérazade.
2) Le traducteur
Antoine Galland est un orientaliste (spécialiste des civilisations orientales) français, né en 1646 et mort à Paris en 1715. Il a été antiquaire du roi Louis XIV, professeur au Collège de France et a accompagné l’ambassadeur de France à Constantinople, de 1670 à 1675. Antoine Galland a ramené le manuscrit des contes des Mille et Une Nuits de Syrie et s’est attelé à la traduction la plus importante de sa carrière, qui lui a pris plusieurs années.
3) Ali baba et les quarante voleurs
3.1) Le sujet
Le titre complet original est : Histoire d’Ali Baba, et de quarante voleurs, exterminés par une esclave. Par un concours de circonstances, Ali Baba, pauvre coupeur de bois, découvre une grotte emplie de richesses volées et entassées là par des brigands. Son frère Cassim, riche marchand qu’il a mis au courant de sa découverte, commettant une imprudence, les deux se retrouvent aux prises avec les voleurs. Toutes sortes de péripéties, souvent dramatiques, en découlent jusqu’au dénouement, qui voit triompher l’honnêteté et la générosité sur la cupidité et la cruauté.
3.2) Les thèmes abordés
a) L’opposition de deux caractères et ses conséquences Deux frères que tout oppose : Ali Baba, pauvre, naif et honnête ; Cassim, opportuniste devenu riche grâce à sa femme, cupide. Leurs personnalités opposées leur font prendre des décisions différentes qui déterminent leurs destins respectifs. L’étude de cette opposition mène à une certaine leçon de morale mettant en lumière les vertus de l’honnêteté et de la gentillesse (Ali Baba), récompensées ; l’égo ïsme et la cupidité (Cassim), ainsi que l’avidité, la malhonnêteté et la cruauté (les voleurs), punis. b) Les coutumes orientales ancestrales – Le recours aux esclaves pour assurer le service Morgiane, tout d’abord esclave de Cassim, se retrouve esclave d’ Ali Baba lorsque son maître meurt, faisant partie des biens matériels dont Ali Baba prend possession en épousant sa belle-sœur. Chez Ali Baba, Morgiane et Abdalla sont presque considérés comme faisant partie de la famille. Ils vouvoient leur maître, qui les tutoie et leur fait entièrement confiance. Morgiane, dévouée à Ali Baba en raison de sa grande gentillesse, le lui rend bien, en utilisant toute sa ruse pour le débarrasser de ses ennemis. La réciproque se vérifie, puisque Ali Baba lui rend sa liberté et la fait entrer dans sa famille, lui prouvant ainsi sa grande considération. « Il eut la satisfaction de voir que ses amis et voisins, qui d’ailleurs n’ignoraient pas les belles et bonnes qualit é s de Morgiane, le lou è rent hautement de sa g é n é rosit é et de son bon cœur. » Cependant, on peut constater, que même libre, on ne demande pas à Morgiane son avis à propos de ce mariage. Elle change juste de statut : elle passe de servante à épouse, mais c’est encore le maître qui dispose d’elle. – La polygamie Pratique courante en Orient, cela signifie qu’un homme peut avoir plusieurs épouses. Lorsque sa belle-s œur se retrouve sans mari, Ali Baba lui propose de l’épouser. Et elle accepte aussitôt car : « Quel meilleur parti pouvait prendre la veuve de Cassim ? » « Et comme ces sortes de mariage ne sont pas extraordinaires dans notre religion (L’Islam), personne n’en fut surpris. » – La valeur de la vie humaine