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Peu de temps plus tard, Morgiane remarque la marque et, méfiante, fait les mêmes marques sur les portes voisines. Les voleurs partent tous pour la ville et, arrivés devant toutes les portes marquées, le premier brigand ne se souvient plus laquelle est la bonne. Tous repartent et le premier voleur envoyé en reconnaissance est châtié. Un autre part à son tour, et le même manège se répète. Alors, le chef des brigands part à son tour en reconnaissance. Le nouveau plan du chef des brigands Les voleurs sont chargés d’acheter des mulets et des grands vases à huile, dont un seul plein. Chaque brigand se cache dans un vase vide. Le chef part alors avec tous les mulets chargés des vases, avec le projet de demander asile à Ali Baba pour la nuit. Ce dernier ne reconnaît pas le chef des brigands et accepte. Il l’accueille en grande pompe. Le chef a recommandé à ses hommes de sortir des vases pendant la nuit, à son signal, pour attaquer. Mais voilà que Morgiane se retrouve sans huile pour l’éclairage. Au moment de se servir dans un des vases, elle entend le voleur caché dedans lui parler, croyant qu’il s’agit de son chef. Vive et rusée, Morgiane répond : « Pas encore, mais bientôt. » Et elle parle à chaque vase. Puis, prenant seule sa décision, elle fait bouillir de l’huile et la verse dans chacun des vases. Tous périssent. Quand le chef des brigands donne le signal à ses hommes, rien ne se passe. S’approchant, il comprend alors que ses hommes sont morts et que son plan a échoué. Il se sauve. Le lendemain, Ali Baba s’étonne de constater que le marchand n’est pas allé au marché vendre son huile. Il interroge Morgiane. Elle lui raconte toute l’histoire. Ali Baba, reconnaissant, remercie son esclave en lui offrant tout d’abord la liberté. Les deux complices enterrent les cadavres des voleurs et Ali Baba fait vendre les mulets. Dénouement Le chef des brigands, retourné à la grotte, se lamente dans un premier temps d’avoir perdu ses compagnons, puis il établit un nouveau plan. Il part loger à la ville et loue une boutique, en face de celle du fils d’Ali Baba, où il vend des étoffes précieuses. Le brigand s’attire l’amitié du jeune homme. Ce dernier demande à son père de le recevoir chez lui avec faste. Quand il reconnaît la maison d’Ali Baba, le voleur est réticent, mais il se trouve obligé de le faire. Ali Baba ne reconnaît pas l’homme. Cependant le brigand cherche toutes les raisons de ne pas rester. Ali Baba insiste, prêt à satisfaire tous ses caprices, et à ce moment, Morgiane reconnaît le