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Les quarante voleurs : ils vivent malhonnêtement, entassant des richesses dans une grotte. Ils obéissent aveuglément à leur chef. Deux d’entre eux, ayant échoué dans leur mission de reconnaissance, sont éxécutés. Dévoués, « chacun s’y condamna lui-même, en reconnaissant qu’il aurait dû prendre mieux ses précautions ; et il présenta le cou avec fermeté à celui qui se présenta pour lui couper la tête ». Lorsque ses compagnons sont assassinés par Morgiane, le capitaine des voleurs se sauve et se lamente sur la perte de ses compères. « Braves gens, compagnons de mes veilles, que puis-je faire sans vous ? Vous avais-je assemblés et choisis pour vous voir périr tous à la fois par une destinée si fatale et si indigne de votre courage ? » Puis il prend la décision de se venger seul. Baba Moustafa : « un savetier fort vieux, qui ouvrait tous les jours sa boutique le premier ». Cupide, sa soi-disant conscience ne résiste pas aux pièces d’or. C’est lui qui recoud les restes de Cassim, amené les yeux bandés par Morgiane. Il n’aura aucun scrupule à trahir le secret exigé par celle-ci, lorsque le voleur lui mettra quelques pièces d’or dans la main. La femme de Cassim : elle fait la richesse de son mari grâce à un héritage. Quand celui-ci est assassiné, elle consent sans problème au mariage que lui propose Ali Baba, à la fois par sécurité et par cupidité. La femme d’Ali Baba : personnage effacé et honnête. L’idée que son mari ait pu voler les sacs d’or la révulse. Elle accepte d’accueillir la seconde épouse, sa belle-sœur. Le fils d’Ali Baba : à la mort de celui-ci, il reprend la boutique de son oncle. Quand le chef des brigands vient s’installer en face de chez lui, il se lie d’amitié avec lui et demande à son père de l’inviter, sans se douter que le voleur veut assassiner Ali Baba. Abdalla : esclave d’Ali Baba.
5) Genre et style
5.1) Le conte
Il s’agit d’un récit court, racontant des aventures imaginaires. Se prêtant particulièrement à l’oralité, le conte se classe entre la fable et la nouvelle. On imagine très bien la première phrase d’Ali Baba et les quarante voleurs prononcée à haute voix : « Dans une ville de Perse, il y avait deux frères, dont l’un se nommait Cassim, et l’autre Ali Baba. » Les rebondissements sont nombreux, l’action se passe principalement dans deux lieux : la grotte et la maison d’Ali Baba. La fin est heureuse et moralisatrice.