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– Les voleurs, qui acquièrent leurs richesses en détroussant les gens, et ensuite tuent et torturent Cassim. La grotte est déjà pleine, mais ils amassent encore et toujours. – Cassim, quoique déjà riche, ne résiste pas à la tentation de s’enrichir encore. – La femme de Cassim, vénale, perd son mari, mais : « Quel meilleur parti pouvait prendre la veuve de Cassim que celui qu’Ali Baba lui proposait, elle qui, avec les biens qui lui demeuraient par la mort de son premier mari, en trouvait un autre plus riche qu’elle et qui, par la découverte du trésor qu’il avait faite, pouvait le devenir davantage ? » Les voleurs et Cassim finissent assassinés. Seule la femme de Cassim demeure impunie. Et la conteuse précise encore : « Laissons Cassim déplorant son sort ; il ne mérite pas de compassion. »
7) La pérennité d’Ali Baba et les quarante voleurs
L’histoire d’Ali Baba et les quarante voleurs a souvent été adaptée, particulièrement au cinéma, et surtout sur le mode comique. La première adaptation a été faite en 1954 par Jacques Becker, cinéaste français, avec Fernandel dans le rôle d’Ali Baba. Il s’agissait d’une sorte de farce orientale. Dans le langage courant, on parle souvent de « caverne d’Ali Baba » pour désigner un lieu regorgeant de richesses. Le « sésame » est devenu un moyen pour accéder à quelque chose, le symbole d’un passage facile.