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Au Moyen-Âge, les ordonnances royales et annonces commerçantes sont diffusées auprès des citoyens par des crieurs publics, représentant ainsi la publicité de l’époque. En 1539, François Ier décrète que les ordonnances seront rédigées à la main en français et accrochées au mur, à la vue de tous après avoir été dites par un crieur. En 1789, lors de la Révolution française, des affiches et des pamphlets sont imprimés pour faire s’étendre rapidement les textes révolutionnaires. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la publicité a peu évolué, étant alors très peu développée sous son aspect commercial. La guerre de 1870 engendre de grosses mutations économiques, la production est alors grandissante. La publicité soutient cette production. L’extension des réseaux de chemins de fer et l’apparition des grands magasins entraînent une intensification des échanges et un élargissement des marchés. La publicité devient alors de plus en plus nécessaire. Le fort exode rural de l’époque permet une augmentation du niveau de vie des citadins et donc une augmentation de la production. On voit apparaître les catalogues de vente par correspondance ainsi que les foires-expositions à la campagne. De 1880 à 1900, on assiste à un phénomène appelé affichomanie, c’est-à-dire que les affiches sont de plus en plus collectionnées, ce qui en améliore la qualité. Toulouse-Lautrec et Leonetto Cappiello y contribuent grandement en simplifiant, chacun à leur manière, les formes et les couleurs afin de rendre les affiches plus attirantes. Dans les années 1970, la publicité devient un véritable phénomène culturel, les média analysent les images et les campagnes publicitaires. Dès les années 1980, la photographie prend une place importante dans la publicité par affiche. Dans les années 1990, la publicité devient de plus en plus ciblée sur une partie de la population (âge, origine ethnique, …) Conclusion : La publicité, ici celle d’un parfum, n’est pas sans lien avec les rouages de la propagande. On insuffle subtilement à la consommatrice, l’air de rien, l’idée que grâce à un produit, l’envie la saisit de s’identifier à l’image renvoyée. La prouesse en est d’autant plus ardue, qu’il s’agit d’une fragrance, impossible à traduire telle qu’elle. La publicité contourne la difficulté en ne renvoyant non pas une odeur, mais une image, à laquelle toute femme portant ce parfum pourra s’identifier et être identifiée comme telle par les personnes autour d’elle. Une femme fatale, un peu sorcière et mystérieuse à la fois, belle et dangereuse, à laquelle aucun homme ne pourra résister. Le choix de l’actrice Milla Jovovich a été soigneusement choisi. Elle est célèbre, belle et a tourné plusieurs films à succès, le « Cinquième élément » et « Résident Evil », dans le premier elle incarne l’amour sous les traits d’une femme et dans l’autre, une femme fatale, tueuse de morts vivants. Ce que recherche toute publicité, c’est insuffler au consommateur « l’envie » irrésistible d’avoir tel ou tel produit. Les moyens pour y parvenir utilisent toutes sortes de rouages, en manipulant sans scrupule les faiblesses ou les sentiments humains : La vanité, la gourmandise et la séduction, en sont quelques exemples. Il faut donc, avant de succomber, bien analyser, comprendre et surtout se demander : en ai-je vraiment besoin ou envie ? Et pourquoi ? 5) Impression personnelles Quel est le sens de l’œuvre et qu’en retenez-vous ? Votre point de vue