Arguments contre l’euthanasie l’interdiction de donner intention

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Arguments contre l’euthanasie

L’interdiction de donner intentionnellement la mort est à la base de toute relation sociale et met l’accent sur notre égalité fondamentale. Par conséquent, l’euthanasie demeure un délit pénal dans tous les États membres du Conseil de l’Europe, sauf sous certaines conditions aux Pays- Bas et en Belgique. De surcroît, il serait contradictoire, ou pour le moins pervers, de travailler à l’abolition de la peine de mort et, dans un même temps, à l’acceptation de l’euthanasie. L’image du médecin La relation médecin-malade est une relation qui repose fondamentalement sur la confiance. On remet sa santé et sa vie entre les mains du médecin, sûr qu’il fera tout son possible pour obtenir la guérison ou, au moins, pour prolonger la vie dans les meilleures conditions. On accepte bien volontiers la perfusion ou les comprimés prescrits sans pouvoir toujours parfaitement comprendre l’intérêt et le rôle de chaque médicament, sûr que l’on ne risque rien. Que va devenir l’image du médecin, de l’infirmière, si l’on sait qu’il arrive fréquemment que ce médecin utilise sa science non pas pour soigner mais pour tuer ? Accepter l’euthanasie, c’est détruire la confiance absolue que l’on est en droit d’avoir en son médecin. L’euthanasie s’imposera par l’économie Un malade euthanasié coûte moins cher qu’un malade en vie qui réclame des soins. Supposons un système d’assurance maladie pensant trop à la rentabilité. Il est évident que la promotion de l’euthanasie devient une priorité économique absolue. Les deux tiers de ce que nous coûtons pour notre santé sont dépensés au cours de la dernière année de la vie. De plus le médecin peut subir des pressions pour mettre fin à la vie du patient sous des prétextes non médicaux – manque de lits d’hôpital, perspective de gains financiers ou, même, raisons politiques. Inévitablement, il y aura un glissement sur la « pente savonneuse » de l’euthanasie volontaire vers l’euthanasie involontaire. Des gens seront tués sans l’avoir demandé, alors qu’ils auraient pu bénéficier de soins palliatifs. Autres conséquences d’une éventuelle légalisation


L’euthanasie, pourquoi la limiter à la maladie ? Si le droit au « suicide assisté » doit être reconnu pour tous, il n’y a aucune raison pour que ce « droit » reste réservé aux malades. Pourquoi une souffrance familiale, sociale, professionnelle, n’ouvrirait-elle pas le même droit ? Celui qui estime n’avoir plus de raison de vivre, avoir perdu toute dignité, aurait le droit d’être euthanasié. Pourquoi refuser ce « confort » à tous ceux qui souffrent ? Il faut mettre les défenseurs de l’euthanasie devant leurs responsabilités : l’euthanasie légalisée pour les malades, ce sera très rapidement le « suicide assisté » pour tous et pour n’importe quelle raison. D’autre part, il se peut que les malades incurables ou les mourants ne souffrent pas seulement physiquement mais aussi mentalement, en particulier de dépression ; dans ce cas, comment savoir si leur décision de demander l’euthanasie est vraiment rationnelle ?

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