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responsables de l’entreprise, afin d’en comprendre la stratégie, les activités, les rappels historiques, attitudes des partenaires sociaux… L’auditeur doit aussi se focaliser sur les personnes les plus significatives par rapport au dispositif particulier qu’il souhaite étudier. Les supports et documents : A ce niveau l’auditeur doit faire une visite des lieux pour juger des possibilités de s’orienter, et pour savoir où est qui, qui est qui et qui fait quoi. L’affichage, les salles de réunions, les points d’information, les documents internes, les circulaires, les journaux, les flashs…donnent une première idée sur les habitudes de l’entreprise en la matière. L’existence ou non d’une charte graphique, choix des supports, souci de l’architecture des ateliers et des bureaux, sont des indicateurs précieux sur le « style »de l’entreprise.
V – Le rapport d’audit :
Une fois les diagnostiques effectués et l’enquête dépouillée, il revient à l’auditeur de rédiger un rapport d’audit qui doit être court et aller à l’essentiel pour être facilement assimilable.§1 – Les exigences formelles : J.Igalens précise trois qualités qui sont exigées pour un rapport d’audit : la rigueur, la clarté et le caractère constructif. La rigueur : suppose que l’auditeur est a même de fournir des informations fiables. Donc, l’auditeur devra distinguer entre les constatations et les simples opinions, entre les constatations qu’il a pu faire personnellement et celles qui découlent d’entretiens avec des tiers. La clarté : est largement fonction de la concision du langage et du choix des concepts. Cette concision est importante si le destinataire du rapport a une fonction élevée dans la hiérarchie, ainsi l’usage de termes courant et significatifs dans le monde des entreprises est préférable à l’utilisation d’un jargon pseudo scientifique. Le rapport doit être aussi positif et donc déboucher sur des améliorations. Il ne s’agit pas de faire constat de faillite ou de dysfonctionnement, il faut redonner aux acteurs un nouveau souffle .on est dans le domaine des ressources humaines et le rapport doit être constructif§2 – Les Composants du rapport: Le rapport d’audit se compose de trois parties essentielles : Le constat, L’analyse ; Les recommandations. Le constat : le constat des faits permet d’objectiver la situation et de clarifier une représentation commune de l’entreprise. Sa rédaction doit aller à l’essentielle sans simplifier la réalité. Si d’aucuns ne se reconnaissent pas dans ce constat, un retour en arrière s’avérait difficile. C’est pour cela que la restitution de l’enquête revêt un caractère stratégique, si lors de cette étape, il n’y a pas validation, la photographie n’apparaît pas fidèle, il faudra repenser son investigation. L’analyse : à ce niveau, l’auditeur doit être vigilant dans l’interprétation des constats et ne doit pas imposer des explications « prêtes à porter »empruntées des situations apparemment similaires. car l’enchaînement des problèmes n’est pas identique d’une entreprise à 11