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b) Une victime du déterminisme MS Fogg vit au jour le jour, sans attentes, sans questions. Mais ce mode de vie atypique est parfois marqué par des périodes d’extrême solitude, il est capable de se laisser mourir sans demander d’aide à personne, il vit seul et dans un monde hostile. Il a vécu dans des lieux inhospitaliers, tels que son appartement à New-York, puis le salon de Zimmer, ou encore la petite chambre d’Effing, l’éloignant du commun, du confort des autres hommes. Un passage est plus marquant dans ce roman, et démontre par ailleurs sa solitude et sa passivité : à New York, une fois qu’il a vendu tous les livres de son oncle qui lui servaient de mobilier, il ne lui reste plus rien et reste tout de même dans son appartement et y vit. Nécessairement, c’est son goût pour la rêverie qui constitue un élément propice à cette solitude. L’épisode de Central Park, marque part ailleurs totalement cette logique de solitude, par laquelle il reste sous la pluie, seul, et, près à mourir. Il ne demandera pour autant aucune aide. Le personnage que Paul Auster a imaginé est déroutant pour le lecteur qui s’attend à tout moment à ce que Fogg réagisse, prenne sa vie en main. Pas même le sentiment de honte, lorsqu’il erre dans central park, le regard accablant des autres sur lui, ne le font réagir. Le lecteur voit à première vue dans ce personnage, un homme de plus en plus faible, qui en vient à devenir une loque humaine, remarqué par sa perte de poids, de réflexes, par son esprit qui accepte et même encourage cette déchéance. Mais tout au long du livre MS Fogg survit et ce malgré-lui, puisqu’il ne tente pas de s’en sortir. Kitty et Zimmer ont d’abord été là pour le sauver de la mort et avec l’aide d’Effing à ce qu’il puisse vivre normalement, en travaillant, en ayant formé un couple. De plus il n’a jamais bien gagné sa vie mais après des périodes plus difficiles, l’argent lui revenait toujours sans difficultés. Tout d’abord le don de Victor, qui n’est pas de l’argent mais des livres, qui lui serviront de mobilier. Puis l’héritage touché après la mort d’Effing, et là, une fois de plus Fogg vivra le plus longtemps qu’il peut de cet argent, sans chercher à en gagner davantage. Et enfin l’héritage suite à la mort de son père, qu’il perdra finalement à la fin du roman. De plus la vie reprend toujours à Marco ce qu’elle lui a donné : sa mère mourant dans un accident de voiture, puis son oncle, son grand-père Effing, et son père Barber, forcé de constater que toutes les personnes qui sont chères à notre héro disparaissent un par un. Mais l’on constate que pour Effing et Barber, Fogg est resté à 17/29