« L’élixir de ta bouche où l’amour se pavane. » Charles Baudelaire 2 assonances, l’une en a, l’autre en ou.
L’allitération est la répétition d’une même consonne à l’intérieur d’un vers ou d’une strophe. « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes. » Jean Racine L’allitération en s évoque, par mimétisme, le sifflement du serpent.
LE RYTHME
L’accent tonique En général il porte sur la dernière syllabe (rime masculine) ou l’avant-dernière si la dernière est un « e » muet ( rime féminine).
La coupe La coupe est une pause respiratoire.
La césure La césure est une coupe qui sépare un vers en 2 demi-vers ou hémistiches. « Je n’écris point d’amour,/ n’étant point amoureux. » Joachim du Bellay
Le rythme binaire Se dit d’un vers qui comporte 2 ou 4 accents de groupe. « Comme ceux des aimés / que la vie exila. » Paul Verlaine
Le rythme ternaire Se dit d’un vers qui comporte 3 accents de groupe. « Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées. » Victor Hugo
L’enjambement Se dit lorsque le sens du vers se prolonge sur le premier hémistiche ou sur la totalité du vers suivant . « Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes Sur tes pieds adorés. » Lamartine
Le rejet Se dit lorsque le sens du vers se termine au début du vers suivant. « Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. » Arthur Rimbaud
Le contre-rejet Se dit lorsque le sens des vers commence à la fin du vers précédent. « Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L’inflexion des voix chères qui se sont tues. » Paul Verlaine
LES FORMES POÉTIQUES FIXES – Le sonnet Poème d’origine italienne de forme fixe. Le sonnet est composé de deux quatrains suivis de deux tercets. Le sonnet est une forme poétique très appréciée au XVI e siècle. Repris au 19e siècle, il reste cependant rare chez les poètes romantiques.
La ballade Née au Moyen-Age, elle est à l’origine accompagnée de musique. De forme fixe, la ballade est composée de 3 strophes dont le dernier vers commun constitue le