Afin de compter les syllabes, il faut :
Respecter la règle du « e » :
on ne prononce pas le « e » final d’un mot qui est suivi par un mot commençant
par une voyelle. Il s’agit d’une élision.
mais lorsqu’il est suivi d’un mot qui commence par une consonne, on prononce le
« e »
en fin de vers, on ne prononce pas et donc on ne compte pas le « e »
Respecter la règle de la diérèse et de la synérèse :
la synérèse consiste à prononcer en une seule syllabe plusieurs sons voyelles qui
se prononceraient habituellement en plusieurs syllabes
la diérèse consiste au contraire à prononcer en deux syllabes des sons voyelles
qui se prononceraient habituellement en une seule syllabe. Elle permet en général
de donner plus d’ampleur au mot.
Ex : Dans le poème de Joachim DU BELLAY, « Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau
voyage », on trouve une diérèse au vers 10 « que des palais romains le front
audacieux » : alors que dans la prononciation habituelle de ce mot, on prononce
« cieux » en une seule syllabe, dans ce vers, il faut prononcer « –ci/eux » en deux
syllabes.
Respecter le hiatus : lorsqu’un mot terminé par une voyelle est suivi d’un
mot commençant par une voyelle, le hiatus consiste à prononcer ces deux sons
voyelles sans élision
2) Les types de vers
On distingue :
Les vers impairs, dits imparisyllabiques, qui sont rarement utilisés dans
la poésie française classique, mais davantage dans la poésie française moderne :
5 syllabes : pentasyllabiques
7 syllabes : heptasyllabiques