1TSBioT – cours microbio – Chapitre 2 : Morphologie et ultra structure des bactéries
réserves polysaccharidiques : amidon ou glycogène qui se forment en réponse à un excès de source de C alors que la source d’azote ou de S ou de P est limitante. Inclusions trouvées notamment chez les bactéries des genres Bacillus, Micrococcus, Neisseria…..
granules de PHB ( = poly-béta-hydroxybutyrate ) réservoirs de C et d ‘énergie qui s’accumulent quand les éléments nutritifs autres que la source de C deviennent limitants. Elles sont trouvées notamment chez les Vibrio et les Pseudomonas.
Granules de polyphosphates inorganiques ou volutine chez la plupart des bactéries ; ce sont des réserves de phosphate.
Des lipides et des esters d’acides gras à longues chaînes sont stockés dans des vacuoles chez les Mycobactéries notamment.
Des organites spécialisés : différents de ceux trouvés dans les cellules eucaryotes. On trouve des
chromatophores (organites spécialisés dans la photosynthèse), des vacuoles à gaz (permettant aux bactéries aquatiques de flotter à la surface de l’eau).
Des pigments : (= molécules colorées). On trouve des bactériochlorophylles (couleur verte) ou des
caroténoïdes (couleur jaune de l’espèce Staphylococcus aureus).
Le pH du cytoplasme se situe autour de 7 – 7.2.
III-3- L’appareil nucléaire
a) Techniques d’étude
Elles nécessitent de distinguer l’ADN des ARN, très nombreux dans le cytoplasme, qui masquent le chromosome bactérien.
Coloration de FEULGEN : traitement à l’acide chlorhydrique (HCl) dilué qui libère le désoxyribose et ses fonctions aldéhyde. En présence de réactif de Schiff (colorant basique), les résidus aldéhydiques se colorent en rouge foncé.
Technique de BOIVIN : destruction de l’ARN par une ribonucléase, puis coloration classique de l’ADN par un colorant basique (réactif de Schiff, bleu de méthylène…)
Autoradiographie : on fait incorporer aux bactéries de la thymidine tritiée (base T spécifique de l’ADN)
pendant leur croissance. La radioactivité résultante impressionne un film photographique.
b) Structure du chromosome bactérien
Le chromosome bactérien est une unique molécule d’ADN circulaire fermée et très longue ( environ 1000 fois plus longue que la bactérie : 1360 µm chez E.coli ) libre et pelotonnée dans le cytoplasme. L’absence de membrane nucléaire conduit à parler d’appareil nucléaire ou de nucléoide plutôt que de noyau. Cet ADN est associé à des protéines notamment des topoisomérases qui interviennent dans le repliement de la molécule d’ADN, par contre on ne trouve pas d’histones comme chez les eucaryotes. Une bactérie peut renfermer plus d’une copie de son chromosome , ceci dépend notamment des conditions de croissance ; les cellules en croissance rapide ont plus d’une copie car la réplication de l’ADN se met en route avant que la division cellulaire ne s’amorce et la séparation effective des deux cellules filles peut intervenir avec retard sur la réplication.
Voir Document 10
c) Rôles du chromosome bactérien
Il est le support des caractères héréditaires, de l’information génétique. Il va se répliquer à l’identique pour que une cellule fille hérite du même potentiel génétique que la cellule mère (voir cours de BIOCHIMIE sur la REPLICATION)
III-4- La membrane cytoplasmique
a) Techniques d’étude
Expériences de plasmolyse en milieu hypertonique.
Microscopie électronique
b) Structure et composition chimique