1TSBioT – cours microbio – Chapitre 2 : Morphologie et ultra structure des bactéries
Selon la composition du milieu de culture, on distingue 2 types de trajectoires :
Voir Document 13
IV-3- Les pili ou fimbriae (Fimbriae = « filament » ou « fibre » en latin ; pili = « cheveu » ou « structure chevelue » en latin)
Ce sont des structures filiformes, différentes des flagelles, qui sont quasi systématiques chez les Gram (-) et rares chez les Gram (+). Ils sont de nature protéique.
On distingue 2 sortes de pili :
Les pili communs ou de type I : ils sont nombreux autour de la bactérie, courts (de l’ordre de 1µm) et rigides (on les appelle également des cils). Ils sont impliqués dans les propriétés d’adhésion des bactéries aux tissus. Ils constituent donc un facteur de virulence pour les bactéries pathogènes.
Les pili sexuels ou de type II : ils sont plus longs (10 µm environ) et se terminent par un renflement. Leur nombre varie entre 1 et 4. Ils ont un rôle dans la conjugaison bactérienne (un des 3 modes de transfert de matériel génétique d’une bactérie à une autre).
Les pili de la bactérie donatrice vont permettre de reconnaître une bactérie réceptrice (de l’amarrer) et entraîner la création d’un pont cytoplasmique entre les 2 bactéries, permettant ainsi le passage d’une molécule d’ADN.
Voir document 14 (pili communs)
IV-4- Les plasmides Ce sont des molécules d’ADN bicaténaire, extra-chromosomiques, plus petites que le chromosome bactérien (environ 1.000 à 3.000 pb soit 1/100 du chromosome), capables d’autoréplication.
Certains plasmides peuvent s’intégrer au chromosome bactérien : on les appelle des épisomes.
Les plasmides apportent du matériel génétique supplémentaire à la bactérie, qui code pour des caractères additionnels, mais non indispensables au métabolisme normal de la cellule bactérienne. Non indispensables à la survie de l’espèce, ces plasmides confèrent aux bactéries qui les hébergent des avantages sélectifs importants : ils portent des gènes codant des résistances aux antibiotiques, à des métaux lourds, des gènes codant des voies métaboliques nouvelles comme la possibilité d’utiliser des hydrocarbures et des dérivés organiques complexes (très fréquents chez les bactéries du genre Pseudomonas ). Certaines bactéries portent aussi des gènes codant la synthèse de substances comme des antibiotiques, des toxines et des facteurs de virulence.
Remarque : importance des plasmides portant des gènes de résistance aux antibiotiques dans l’augmentation des cas d’infections nosocomiales.
Ces plasmides peuvent se transférer d’une bactérie à une autre par différents mécanismes (voir cours de génétique bactérienne). Les plasmides sont des outils très utiles en génie génétique : on introduit dans une bactérie des gènes non bactériens portés par des plasmides, afin de lui faire acquérir de nouveaux caractères (exemples : synthèse d’insuline, d’hormone de croissance, vaccin HBV…).
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Les mouvements se font au hasard, les courses sont courtes, les culbutes sont fréquentes, et il ne se dégage pas une direction privilégiée.
Le milieu de culture est donc neutre.
Les courses sont plus longues, les culbutes moins fréquentes, et une direction privilégiée apparaît en fonction d’un gradient de substances attractives ou répulsives.