Chapitre -i- présentation du secteur, et du cabinet d’audit et ca


Source : Robert Obert, Synthèse droit et comptabilité, DUNOD, 2ème édition.

Pour résumer ce qui a été dit plus haut, on distingue les 3 composantes de risque suivantes:

le « risque inhérent »: défini comme étant le risque qu’une assertion, un solde de compte ou une catégorie d’opérations, comportent des anomalies significatives isolées ou cumulées avec des anomalies dans d’autres soldes ou catégories d’opérations, son évaluation est portée sur l’environnement et mesurant le risque de l’entité à transcrire une information erronée dans

les états comptable sous forme d’écriture comptable9.

le « risque lié au contrôle » représente la possibilité que les défaillances intrinsèques du système d’information de l’entreprise ne lui permettent pas de produire des comptes fiables. Par exemple : Risque que le système de contrôle interne n’assure pas la prévention, la détection et la correction des erreurs. L’appréciation du risque lié au contrôle permet à l’auditeur d’identifier d’une part le contrôle interne sur lesquels il souhaite s’appuyer et d’autre part les risques d’erreurs dans le traitement des données afin d’en déduire un programme de contrôle des comptes adapté. Pour cela on peut dire que plus le contrôle interne est satisfaisant, plus le risque lié au contrôle est faible.

le « risque de non détection » : ce risque est propre à la mission d’audit, il correspond au risque que l’auditeur ne parvienne pas à détecter une anomalie significative. Il est divisé en deux types, un risque lié au sondage (ex : rejetant comme faux un résultat vrai, ou l’inverse), et un risque lié aux autres procédés. Le risque de non détection est fonction de la qualité du travail de l’auditeur. Ce niveau de risque, contrairement aux risques inhérent et de contrôle, peut être modifié par l’auditeur en faisant varier la nature, la période et l’entendue de ses travaux. Le risque d’audit est la résultante de ces trois composantes, ce que l’on représente souvent sous la forme mathématique : RA = RI x RCI x RND (Lesage 1999). L’auditeur se fixe un risque d’audit acceptable selon le degré des transactions de l’entreprise et de l’activité. L’auditeur doit donc évaluer les risques qui pourraient le conduire à une mauvaise interprétation de ses travaux. Il peut aussi, en fonction de son budget, réduire ce risque de la façon suivante :  Utiliser des procédures d’audit les plus efficaces ;

9 Ordre des experts comptables « Guide pratique d’audit au Maroc » P.21

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