Chapitre ii l’organisation interne de l’entreprise


Dans le même ordre d’idée, Stinchcombe considère que les organisations conservent aujourd’hui la même structure de la période à laquelle le type d’industrie auquel ces organisations appartiennent est apparu dans l’histoire

(période pré usine, celle du début du 19ème siècle, celle de l’industrie du chemin de

fer et celle des industries de la période moderne).B- La taille de l’organisation Concernant l’effet de taille, plus l’organisation est de taille importante, plus sa structure est élaborée et son fonctionnement formalisé. La technostructure tend aussi à se développer.C- Le système technique Le système technique correspond aux procédés techniques utilisés au niveau du processus de production par le centre opérationnel pour produire les biens et services. Ainsi, plus le système technique est régulé et contrôlé, c’est-à-dire que le contrôle du travail des opérateurs est de plus en plus grand, plus le travail opérationnel est formalisé et plus la structure du centre opérationnel est bureaucratique. De même, plus le système technique est complexe, plus les fonctions du support logistique sont développées.D- L’environnement Mintzberg considère que la structure tend à se décentraliser à mesure que l’environnement devient plus complexe. La prise de décision reposant sur un corps complexe de connaissances non disponibles chez un seul décideur, il devient alors nécessaire de décentraliser le pouvoir de prise de décision. En revanche, plus l’environnement est stable, plus la structure est formalisée, standardisée donc bureaucratique. Néanmoins, à mesure que l’environnement devient dynamique (besoins de changements fréquents du produit, instabilité de l’emploi, instabilité politique), la flexibilité se substitue à la formalisation et à la standardisation. Le moyen de coordination privilégié est la supervision directe ou l’ajustement mutuel. Cela conduit à une structure organique. (L’exemple d’une armée qui en temps de paix a tendance à être hautement bureaucratique, mais peut devenir des structures organiques lorsqu’elle est engagée dans des actions de type guérillas). L’environnement hostile oblige l’organisation à centraliser sa structure de façon temporaire. Le mécanisme de coordination le plus efficace est la supervision directe car c’est le meilleur moyen d’assurer une réponse coordonnée, rapide et puissante à la menace. Par ailleurs, la diversification des marchés d’une organisation l’oblige à se scinder en unités organisées dont chacune est dotée de toutes les fonctions associées à son propre marché dans le cas où les économies d’échelle le permettaient.E- Le pouvoir Plus le pouvoir externe qui s’exerce sur l’organisation est puissant, plus la structure de l’organisation est centralisée et formalisée (exemple : une société mère et sa filiale, le pouvoir d’un ministère sur une délégation ou sur une province ou préfecture, celui d’une province sur un district ou sur un caïdat).

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