Confidences d’une célibataire épanouie 1 cristina m


Confidences d’une célibataire épanouie

16 qu’elle a simplement appris à se couper de ses émotions pour ne pas ressentir la douleur. Dans une telle situation, celui qui quitte l’autre est lui, plutôt bien en contact avec sa douleur, mais il sait rarement comment la gérer. Si l’on souffre de dépendance affective chronique, être quitté se révèlera quasiment toujours une épreuve difficile, voire dramatique. Mais on peut également quitter l’autre dans les circonstances que je viens d’énumérer, et dans ce cas la douleur est tout aussi intense que si on avait été quitté. Plus le degré de dépendance est élevé, plus la souffrance est intense. J’ai vécu des ruptures où la souffrance a été d’une ampleur intenable pour moi. Mon degré de dépendance s’est atténué progressivement au fil des relations parce que depuis mon éveil en décembre 2002, je n’ai cessé d’apprendre à me connaître au travers de chaque relation que j’ai vécue. J’ai toujours cherché à évoluer, même s’il a fallu cette fameuse dernière relation en 2012, pour me décider à guérir véritablement de ma dépendance affective. Lors de celle-ci, j’ai décidé de ne plus subir la rupture, mais de l’accepter comme une occasion d’affronter enfin mes peurs et tout particulièrement la peur de faire face à la solitude. Par conséquent, pour la première fois de ma vie, le célibat a été pour moi un choix délibéré et conscient, et la Vie n’a plus eu à me l’imposer. Je ne dis pas que jusqu’à la fin de ma vie je n’aurais plus jamais à revivre de rupture sentimentale et de situation de célibat. Je suis simplement convaincue que, si j’ai encore à les revivre, je saurais les gérer. Certes, je vivrais encore des émotions, mais je sais aujourd’hui que j’ai tout ce qu’il faut en moi pour affronter une telle situation dans les meilleures conditions possibles. J’ai découvert l’Amour véritable et l’Amour guérit tout ! J’ai à cœur de vous faire partager la réflexion qui a contribué à cette décision consciente de ma part : accepter cette phase de célibat comme une glorieuse occasion de grandir. Je savais déjà depuis plusieurs relations que plus je m’accrochais à mon partenaire et plus je contribuais à ce qu’il adopte l’attitude inverse que j’attendais, c’est-à-dire que je le faisais fuir. Lors de cette relation, j’ai compris une chose essentielle que je n’avais pas encore intégrée au cours de mes précédentes relations : nous avions chacun de notre côté, peur de perdre l’autre, mais nous n’exprimions pas notre peur de la même façon. Moi, dans ma crainte de le perdre je m’accrochais, croyant qu’ainsi je parviendrais à le garder. Lui, face à cette même peur de me perdre, se retenait de m’aimer, car il se disait que si un jour on venait à se séparer, il valait mieux ne pas s’accrocher à moi, ce qui

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