Confidences d’une célibataire épanouie
11 J’avais besoin d’aller à la rencontre d’une personne que j’avais négligé et ignoré depuis trop longtemps, la personne la plus importante de ma Vie : moi-m’aime ! Je sais que nous n’avons pas appris à nous accorder une telle place dans notre vie. Et je sais que si vous avez ce livre entre vos mains et que si vous lisez ce genre de contenu pour la première fois, vous pouvez être choqué et vous pouvez penser que je suis quelqu’un d’égoïste et d’égocentrique, qui ne pense qu’à soi. C’est le genre de pensée que nous avons tous appris à nourrir à l’intérieur de nous, jusqu’à ce que cela en devienne une croyance. Cela nous a bien conditionnés à vivre de la culpabilité dès lors qu’on éprouve le besoin de se considérer et de répondre à nos besoins. Surtout lorsque pour le faire, nous sommes confrontés à devoir oser dire non aux autres. Je vous dirais simplement qu’au cours de ces quinze dernières années de ma vie, j’ai appris qu’il était impossible d’aimer véritablement les autres, tant et aussi longtemps qu’on n’a pas d’abord appris à s’aimer soi-même. Par conséquent, lorsqu’on s’accorde la première place dans notre vie, et je vous invite vivement à le faire si ce n’est déjà fait, nous développons par la même occasion l’Amour envers Soi mais également l’Amour envers les autres. Considérant cela, les notions d’égoïsme et d’égocentrisme n’ont plus lieu d’être dans un tel contexte. Revenons à ma soirée ! J’ai finalement passé un très bon moment, je me suis amusée, je me suis changé les idées l’espace de quelques heures et j’ai même commencé à expérimenter ce qu’était vivre le moment présent. Mais en rentrant chez moi, j’ai mesuré avec une profonde conscience que j’étais de nouveau face à ma douleur et face à mes peurs. Le vrai travail ne faisait que commencer et j’ai passé une partie de la nuit à pleurer. C’était mon premier jour de célibat, de deuil et de sevrage, et c’était loin d’être le dernier. La suite, je vous la raconte dans les pages qui suivent…