Le concept initial est attribué à la compagnie américaine Southwest Airlines. Ayant réduit les prestations à bord à la distribution d’un sachet de cacahuètes les compagnies à bas coût y ont gagné le surnom de peanut airlines, jeu de mot quasi intraduisible car peanut = cacahuète mais aussi, en argot, pas grand chose. En théorie, la réglementation concernant les équipages et le matériel est la même pour toutes les compagnies. Elles ne peuvent donc pas réaliser d’économies sur la maintenance ou sur la réduction de la main d’œuvre. La réduction des coûts est donc obtenue par:
La baisse des salaires des personnels navigants techniques et commerciaux ainsi que du
personnel au sol (souvent sous-traités à une société d’assistance aéroportuaire.);
la vente des billets sur Internet ou par téléphone: la commission versée à l’agence de
voyage est normalement de l’ordre de 8% du prix du billet. De plus la simplification des tarifs proposés (à une date de réservation donnée un seul prix est disponible pour un vol donné) augmente la productivité des vendeurs;
billets non remboursables, non modifiables, non échangeables (sauf pénalités): le coût
d’un changement de réservation, s’il est autorisé, est répercuté sur le client;
utilisation d’aéroports secondaires : la répercussion des taxes d’aéroport dans le prix du
billet représente environ 50€ pour un vol international à partir d’un aéroport tel que Paris-CDG, environ 10€ seulement si le vol part d’un aéroport régional tel que Beauvais (à 70 km de Paris);
réduction des prestations au sol : diminution des horaires d’ouverture des services de la
compagnie à l’aéroport etc.;
réduction de la franchise bagages : 15 kg (strictement appliquée) au lieu de 20 kg sur la
plupart des compagnies classiques, voire plus;
vol point à point uniquement : la compagnie vend des billets sur des trajets directs. Les
passagers en correspondance doivent acheter deux billets. La compagnie ne garantit pas la correspondance ;
réduction des prestations en vol: aucune prestation gratuite (journaux, repas, etc.) d’où
diminution des charges correspondantes et moins de nettoyage à effectuer entre deux vols. L’absence de zone cuisine (dits « galleys ») permet aussi de gagner une ou deux rangées de sièges ;