Cours d’initiation a la logistique


la date et l’heure du voyage. Ce dernier prix peut être obtenu sur une compagnie classique avec bien moins de restrictions ;

enfin certaines pratiques publicitaires telles que les prix annoncés hors taxes et horsassurances, le paiement par le client des frais d’utilisation des cartes de crédit et les subventions accordées par certaines régions ou certains aéroports permettent de diminuer le coût apparent mais font l’objet de plaintes par les associations de consommateurs et sont devenues illégales dans certains pays européens. En dehors de leur politique de réduction des coûts, les compagnies à bas coûts ont adopté une politique commerciale de segmentation du marché différente des compagnies normales. Dans ces dernières, le client privilégié est l’homme d’affaire qui accepte de payer non seulement pour voyager confortablement mais aussi pour des réservations flexibles et une absence de restrictions. En contrepartie ce client veut des horaires pratiques, quotidiens, etc. ce qui entraîne un risque de faible taux de remplissage de certains vols. La compagnie va donc proposer des vols à tarifs réduits pour remplir le vol, mais elle veut éviter que le client privilégié en profite. La solution consiste à segmenter l’offre, c’est-à-dire à proposer les tarifs réduits à des clients non homme d’affaire d’où les tarifs étudiants, seniors, etc. ou touriste avec séjour de durée fixée obligatoire à destination. Les compagnies à bas coûts pratiquent, quant à elles, une segmentation de la demande. Le prix du billet est le même quel que soit le type de passager et la durée du séjour ne rentre pas en compte puisque les billets ne sont pas aller- retour : le prix ne dépend que de la date et de l’heure du vol et l’ajustement des propositions est fait, parfois au jour le jour, en fonction de la demande.

TRANSPORT PAR AFFRÈTEMENT CHARTER

L’affrètement consiste à vendre un vol complet (nombre maximum de passagers) à une date et sur une destination donnée. Le vol est généralement acheté par des organisateurs de voyage qui le revendent sec ou plus couramment accompagné d’autres prestations (hôtellerie, circuit, etc.) Cette activité obéit, sur le plan réglementaire, aux mêmes contraintes que le transport aérien régulier. Pour diminuer le coût du billet les compagnies font appel aux mêmes principes que les compagnies à bas coût. Une différence importante subsiste : les compagnies d’affrètements ne vendent pas directement leurs billets et le passager ignore souvent sur quelles compagnies il effectuera son trajet. Cette pratique incite les organisateurs de voyage à faire appel à des transporteurs dont la fiabilité et la sécurité est parfois incertaine. S’il existe de grandes compagnies ayant pignon sur rue dans cette activité, on y trouve aussi une foule de petites compagnies basés dans des pays moins regardant sur l’application de la réglementation, louant des appareils âgés réformés par les compagnies aériennes régulières etc. Le taux d’accidents relativement élevé est à l’origine des doutes du public vis à vis de ces compagnies. Malgré ces pressions il n’existe (en France, début des années 2000) aucune mesure spécifique de transparence obligeant les organisateurs de voyage à avertir le client, au moment de

Laisser un commentaire