CHAPITRE 3LA LOGISTIQUE INDUSTRIELLE
L’économie d’échange a engendrée la division du travail, l’essor des sciences et des techniques industrielles. Par échange, notons la capacité de transporter un produit du lieu de production au lieu de commerce. La naissance du capitalisme a poussé les marchands à se rencontrer pour échanger leurs productions. Pour cela, les routes se devaient d’être
construites. Le XIIème siècle fut marqué ainsi par la construction de ponts et de canaux reliant
les rivières entre elles. L’infrastructure de transport et la rationalisation de son utilisation deviennent l’objectif prioritaire des nations. La puissance économique se mesure en nombre de kilomètres de route, en capacités maritimes pendant la colonisation, et plu tard, en capacité fluviales, ferrées et aéroportées. L’essor du capitalisme engage les états dans une grande course. Chacun veut disposer d’une puissance logistique apte à répondre aux besoins d’échanges. En 1913, 80% du réseau de chemin de fer mondiale est détenu par 5 grandes puissances : les États unis, le Royaume uni, le Russie, l’Allemagne et la France. En vingt ans cette capacité a augmenté de 70% (340 000 Km). Ce souci de puissance logistique en infrastructures de transport, d’électricité conduit à la création des grandes entreprises. Cette puissance logistique a eu pour enjeu stratégique, l’accompagnement des entreprises gigantesques sur le plan de la formation des régions industrielles spécialisées. L’utilisation des techniques sophistiquées a donnée naissance à des outils industriels représentant des investissements onéreux. Seuls pouvaient y accéder, de puissants groupes industriels. Dans cette concentration, de gigantesques oligopoles multinationaux se développent. Dans un pareil contexte économique, il n’est plus possible de parler de libre
concurrence au sens des économistes libéraux du 17ème siècle, selon qui : les lois du marché