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CYZE PRODUCTION

VOUS PRESENTE LE COURS SUR LES MICROPROCESSEURS ET LEURS FABRICANTS

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Histoire

Les ingénieurs d’IBM n’étaient pas satisfaits des systèmes de stockage sur tambours magnétiques : l’effcacité

volumétrique était très faible, les tambours occupaient beaucoup d’espace pour peu de capacité. En1953, un

ingénieur récemment embauché eut l’idée de superposer des plateaux le long d’un axe et d’y adjoindre une tête de

lecture/écriture mobile, située sur un axe parallèle à celui des plateaux. Cette tête venait s’insérer entre les

plateaux pour lire les informations, mais devait se retirer complètement pour passer d’un plateau à un autre. Un

prototype fut construit avec une vitesse de rotation de 1 200 tours/minute et avait un taux de transfert de 8.8 Ko/s.

À cette vitesse il était compliqué de maintenir les têtes au-dessus de la surface des plateaux. L’idée fut alors

d’injecter de l’air sous-pression au travers de la tête de lecture, ce qui la maintenait au-dessus du plateau. La

distance tête-plateau était de 20 m.

En 1956, le premier système de ce type a été dévoilé au public par IBM suite à une demande de l’US Air Force, il

fut baptisé RAMAC (Random Access Method of Accounting and Control), modèle 305, et la production

commerciale commença en juin 1957. Jusqu’à 1961 plus d’un millier d’unités furent vendues. Son prix : 10 000

dollars (de l’époque) par mégaoctet.

Le RAMAC 305 était constitué de 50 disques de 24 pouces de diamètre, deux têtes de lecture/écriture qui

pouvaient se déplacer d’un plateau à un autre en moins d’une seconde. La capacité totale était de cinq millions de

caractères.

Le RAMAC avait déjà un concurrent : le Univac File Computer, composé de 10 tambours magnétiques chacun

d’une capacité de 180 000 caractères. Bien que ce dernier ait eu une vitesse supérieure, c’est le RAMAC, qui

pouvait stocker trois fois plus d’informations, qui avait le rapport coût/performance le plus intéressant pour le plus

grand nombre d’applications.

En juin 1954 J. J. Hagopian, ingénieur IBM, a l’idée de faire « voler » les têtes de lecture/écriture au-dessus de la

surface des plateaux, sur un coussin d’air. Il propose le design de la forme de ces têtes. En septembre 1954 il

dessine l’équivalent des disques durs actuels : des plateaux superposés et un axe sur lequel sont fxées les têtes

de lecture/écriture. Cela deviendra un produit commercial en 1961 sous la dénomination « IBM 1301 Disk

Storage ».

Fin 1969, trois ingénieurs réféchissent à ce qui pourrait être pour eux le système disque idéal. Ils tombent d’accord

sur un modèle composé de deux disques de 30 Mo chacun, l’un amovible, l’autre fxe. « 30 – 30 » donc, qui est

aussi un modèle de carabine Winchester. Le nom est resté, et encore aujourd’hui un disque Winchester désigne un

disque dur non amovible (soit quasiment tous les disques produits aujourd’hui).

En 1998, année où l’on commémorait le centenaire de l’enregistrement magnétique (inventé par le

Danois Valdemar Poulsen), IBM commercialisa le premier disque dur de 25 gigaoctets (Deskstar 25 GP), capacité

présentée à l’époque par la presse comme disproportionnée par rapport aux besoins réels des particuliers. En 50

ans, la capacité des disques durs a été multipliée par un facteur 500 000 puisqu’un disque dur de 2007 peut

atteindre 1 To.

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