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1.1. Origine:
Il est vrai qu’on ne peut pas fixer avec précision l’origine des traitements de surface mais on peut vérifier facilement l’existence de ces traitements il ya plus que trois milles ans. En effet, la présence dans les sépultures antiques de Thèbes et de Memphis de divers objets recouverts d’une mince couche de cuivre, tels que des vases et des statuettes en argile cuite, des lames de sabre et des pointes de flèches en bois, permet de supposer que les anciens Egyptiens utilisaient des procédés analogues à la galvanoplastie du cuivre telle qu’elle est encore pratiquée de nos jours Comment serait-il donc possible d’expliquer autrement l’exécution de ces statues en cuivre rouge, de très faible épaisseur? Donc on doit bien admettre que de tels ouvrages n’ont pu être réalisés que par le dépôt du cuivre provenant d’une solution concentrée d’un sel de ce métal, acétate, sulfate, tartrate, sur une statue en bois sculpté, dont la surface été préalablement métallisée par application d’or réduit en poudre à fine granulation ou bien par application d’or battu en feuilles minces. La présence d’une source extérieure de courant n’était pas nécessaire pour exécuter le dépôt de cuivre: il suffit tout simplement d’immerger, dans la solution de cuivre, des plaques de zinc et de les relier à la statue préalablement métallisée à l’or, ce qui détermine un échange d’ions constant. Lorsque le dépôt de cuivre devient suffisamment épais, on retire la statue cuivrée du bain puis on procède à un chauffage progressif permettant finalement la réduction en cendres du support en bois. On sait maintenant qu’un tel processus thermique non seulement consolidait le dépôt de cuivre en homogénéisant sa structure, mais aussi l’affinait par diffusion. [0]
1.2. XVIème Siècle:
PLINE L’ANCIEN mentionne la dorure et l’argenture par amalgamation avec le mercure parmi les procédés utilisés de son temps pour décorer les armes et les objets en bronze. Dans un traité écrit sur les divers Arts au XIème siècle, le moine Théophile, bénédictin de l’abbaye d’Helmershausen, décrit exactement la pratique de la dorure au mercure: la préparation de l’amalgame par dissolution à chaud de l’or dans le mercure, on la filtre à travers une peau de cerf afin d’éliminer le mercure en excès, on l’applique à la brosse sur les objets à dorer et enfin par l’intermédiaire du chaleur on fait l’évaporation du mercure. Le moine Théophile traite également du battage de l’or et de l’étain entre des feuilles de parchemin, de la préparation des métaux précieux en poudre, de l’argent niellé, de l’outillage de l’orfèvre et du graveur ainsi que de la trempe de l’acier. [0] 9