Ebook site internet.pages


Première Impression®© 100% Pur soi by Mademoiselle M

L’ENTHOUSIASME DÉVORANT

A cette époque toutefois, je n’ai rien fait sur le moment pour assouvir professionnellement ma nouvelle passion et donc changer d’activité, de métier. Je savais que j’étais totalement «accro» à cette profession, mais je n’ai pas bougé. Pourquoi ? Je pense que je venais de décrocher un bon poste, je n’avais pas la place de pratiquer cette activité chez moi – comme le faisait la consultante Julia que j’étais allée voir, et justement, cette professionnelle nouvellement installée était en train de se faire une place sur le marché de Milton Keynes, la ville que nous habitions alors en Angleterre. Pourtant, tout cela était gravé dans ma tête, dans mon cœur, dans mon âme… Je ne cessais de parler de tout cela et surtout, j’envoyais tout mon entourage chez Julia, me disant qu’il était évident que tout le monde devrait faire cette expérience au moins une fois dans sa vie. Je ne cessais de parler des avantages visuels, psychologiques, économiques que j’en retirais… J’en parlais donc aux amis, aux collègues, à la famille, et j’y ai même envoyé ma mère en visite alors en Angleterre qui ne comprenait pas un mot d’anglais, mais pour qui je jubilais littéralement de jouer l’interprète.

LE SECOND DÉCLIC

Le déclic professionnel survint environ deux ans plus tard lorsque mon ex-mari décrochait un emploi en Suisse. Le soir, il est rentré de son entretien d’embauche qui s’est déroulé à Neuchâtel, avec une carte postale de cette petite ville et m’a simplement dit : «Ça te dirait d’aller vivre là-bas ?». Je n’avais jamais visité la Suisse, ne connaissais pas grand-chose à ce pays mais comme j’adore la surprise, les défis et les nouveaux départs, je lui ai dit «Why not ?» tandis qu’instantanément j’ai rajouté : «A une condition…, que je devienne consultante en image !». A son tour, il m’a dit : «Why not ?» et dans la minute qui suivait, j’étais au téléphone pour m’inscrire dans l’école qui avait formé Julia, pour la prochaine formation, sans même me renseigner sur les différents centres de formation, etc. J’étais guidée par l’Evidence – rien ne pouvait m’arrêter dans cette énergie. Pour moi, il était clair que je ne pouvais pas faire autre chose en m’installant dans cette nouvelle contrée qui m’ouvrait ses bras !

Hélas, il n’y avait pas de session de formation avant mon départ pour la Suisse et j’ai donc dû revenir en Angleterre après notre déménagement pour suivre ma formation de deux semaines. Cela peut paraître anecdotique aujourd’hui, mais il faut savoir que les mails, les portables n’existaient pas et que j’ai traversé la Suisse, la France, la Manche et une partie de l’Angleterre toute seule en voiture pour me rendre à ma formation à Cambridge ! Motivée, non ?

LA PASSION PLUS FORTE QUE LA RAISON

Si d’une part, tout cela me semblait juste et indiscutable alors, je dois dire que si j’avais d’autre part écouté ma raison et une certaine logique d’analyse de la situation, je ne suis pas certaine que je serais allée dans le sens de mon appel. Songez donc : d’un seul coup, me voilà déménager de l’Angleterre urbaine à la Suisse rurale où je ne connais rien ni personne (aucun contact potentiel, aucune amie, aucune famille, aucun collègue ou autre), passer d’un statut d’employée à un statut d’indépendante, passer de connaissances théoriques en Anglais à un métier que j’allais pratiquer en Français (et que j’avais même oublié en parlant

� � 24

Laisser un commentaire