Première Impression®© 100% Pur soi by Mademoiselle M
développer le concept de formation, à travers le concept du «train the trainer», résonnait comme une musique d’avenir fort lointaine…
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Une fois retournée en Suisse, les liens avec Judyth étaient minces… Il m’est simplement arrivé peut-être une fois ou deux de l’appeler pour lui manifester mon impatience et mon désespoir à voir les suisses et les français comprendre et s’ouvrir enfin au conseil en image…
DES LARMES !…
Pour résumer l’histoire, lorsque deux ans plus tard, suite à une demande qui m’avait été faite, j’ai consenti à me lancer dans la formation de conseil en image, j’ai fait venir Judyth en Suisse pour me monitorer pendant la formation. Même si son niveau de français était médiocre, elle connaissait suffisamment le sujet et donc pouvait facilement suivre mes propos. Alors qu’elle et son mari se sont installés chez moi pendant quelques jours, nous avons passé des moments extraordinaires de grande complicité, dans une merveilleuse amitié teintée d’une grande admiration mutuelle. Nos époux allaient même jusqu’à dire que nous étions jumelles dans nos personnalités – pourtant Judyth était en âge d’être ma mère… Que s’est-il passé à son départ alors que la session n’était pas encore terminée et que j’étais encore en pleine journée de formation ? Je me sentais tellement au diapason avec cette femme, émotionnellement, spirituellement, professionnellement que j’ai fondu en larmes – pire encore, je sanglotais comme une enfant impossible à consoler ! Im-pos- si-ble de me maîtriser alors que j’animais ma formation ! Je n’arrivais tout simplement pas à comprendre ce qui se passait en moi ! D’autant plus que je n’avais pas du tout envisagé ni anticipé ma réaction !
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ET ENCORE DES LARMES…
Et si je vous disais que la chose s’est reproduite quelques années plus tard à Londres : je me trouvais à l’Assemblée Générale de the Federation of Image Professionals International (que Judyth avait fortement contribué à fonder) au Ritz et il était question de remettre un prix à une consultante émérite dans la profession. Comme Judyth se retirait de la scène de l’image pour partir à la retraite, le prix de cette année-là allait lui être décerné. Après la remise des prix, je devais prendre la parole devant l’assemblée pour parler du développement du marché de l’image en France et en Suisse. Hélas, ce ne fut tout simplement pas possible ! Lorsque Judyth est montée sur scène récupérer son prix et a fait son speech, j’ai éclaté en sanglots sans pouvoir me maîtriser ni me contenir une nouvelle fois – inextricablement, l’histoire se répétait. Je pense qu’encore jamais n’ai-je été autant submergée en public par mes émotions : perdre encore une fois ma guide, mon mentor !
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Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à expliquer cette relation mystérieuse avec Judyth qui n’était pas mon mentor, pas mon alliée à proprement parler et qui a néanmoins tant marqué mes débuts au point de laisser de telles empruntes affectives. Je peux affirmer que l’intensité de notre relation était plus intense et forte que tout – y compris la relation maternelle ! Je précise du reste que je suis encore en contact avec Judyth, par email essentiellement, la photo ci-dessous datant d’octobre 2012. J’ignore si c’est mon amour du conseil en image qui a créé ce lien mystérieux et inexplicable avec Judyth, cette personnalité du conseil en image, ou si c’est le personnage de Judyth qui a contribué à mon lien passionnément fort pour le conseil en image ? Je n’ai jamais vraiment tenté de trouver une explication ou une réponse : tout comme ma «révélation», je suis dans l’accueil, la gratitude et j’accepte de me laisser toucher par la beauté, le mystère absolu…
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