Expose : l’étranger d’albert camus introduction cette étude qui a


soleil. Il mêle le pastiche et la démystification pour tourner en ridicule la justice, la morale conventionnelle et l’administration.L’Étranger, se caractérise avant tout par un style extrêmement neutre, ce que l’on appelle une écriture «blanche» ou encore le style télégraphique. Dans le roman, le style est méthodiquement descriptif. Le héros est en même temps narrateur et sa manière de raconter l’histoire, le récit qu’il fait des événements ressemble au message télégraphique annonçant la mort de la mère. Il n’y a pas de description trop longue ou de mots qui compliquent la lecture Le niveau de langue utilisé par l’auteur est la langue courante. La focalisation utilisée est la focalisation interne : la perception de l’univers du récit se fait par le regard ou la conscience de Meursault.Le narrateur ne rapporte que ce voit le personnage témoin, et ainsi personnages et narrateur se confondent.Les « je » sont prédominants au fil du récit et comme dans un discours on a l’utilisation de « aujourd’hui », « hier », « demain », « après demain », » pour le moment », qui nous situent par rapport à Meursault. On remarque aussi l’utilisation du futur, de l’imparfait et du passé composé. Ces temps permettent de mieux coller à l’histoire et ainsi éviter faire part de ses sentiment. Ce qui intéresse le narrateur c’est uniquement les évènements, ses pensées, et ses sensations qui à divers moments occupent sa conscience. VIII. LE SENS DE L’ŒUVRE « Le sentiment de l’absurdité au détour de n’importe quelle rue peut frapper à la face de n’importe quel homme ». Selon Camus, la société est sans valeur et fait vivre des hommes dans la répétition mécanique des gestes quotidiens qui mènent inévitablement vers la mort .D’où, ce n’est pas le monde qui est absurde en soi mais la relation que l’homme entretient avec lui alors à quoi bon vivre ? Si Camus accepte que la vie n’a pas de sens, il refuse cependant la démission. C’est-à-dire le suicide et le nihilisme. Il rejet également l’action révolutionnaire qui, selon lui conduit à l’oppression et au crime. Il prône plutôt la double exigence de la lucidité et de l’authenticité. Dans le comportement, il préconise la lutte et l’action et il demande de trouver une raison de vivre dans l’exercice de la solidarité Meursault, un employé de bureau, y semble «!étranger!» à lui-même!; dépourvu de sentiments vis-à-vis des êtres et des situations, il agit comme de manière machinale. La lumière, le soleil, la chaleur semblent être la cause d’une soudaine précipitation des événements : sur une plage, à la suite d’une bagarre, il tue un homme de cinq coups de revolver sans pouvoir fournir lui-même de véritable raison à son acte. C’est précisément dans ce décalage entre l’individu et le monde que se situe la dimension absurde de la condition humaine. Parlant de son roman camus dira : « J’ai résumé l’Etranger il y a très longtemps par une phrase dont je reconnaît paradoxale. « Dans notre société tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort. Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu ». En ce sens il est étranger à la société où il vit, il erre en marge dans les faubourgs de la vie privée, solitaire. On aura cependant une idée plus exacte du personnage si l’on se demande pourquoi Meursault ne joue pas le jeu. La réponse est simple, il refuse de mentir. Mentir ce n’est pas seulement dire ce qui n’est pas. C’est aussi surtout dire plus que ce qui est. Et en ce qui concerne le cœur humain, dire plus qu’on le sent. C’est ce que nous faisons tous les jours pour simplifier la vie. Meursault contrairement aux apparences ne veut pas simplifier la vie, il dit ce qu’il est, il refuse de masquer ses sentiments et aussitôt la société se sent menacée. CONCLUSION Lire L’Etranger, c’est un comme voir les deux faces de l’homme: celle qui accepte les incohérences et les écarts du monde, signe d’absurdité et de bizarrerie des comportement et réaction, et celle qui se rebelle contre certaines formes d’expression pour affirmer son altérité, son individualité, sa liberté. D’ailleurs dans son livre La chute Camus fait dire à son personnage, Clamence : « Je fabrique un portrait qui est celui de tous et de personne. Un masque en somme, assez semblable à ceux du carnaval… ». On ne se tromperait donc pas en lisant dans l’étranger l’histoire d’un homme qui sans aucune attitude héroïque accepte de mourir pour une vérité jugée immorale par le monde qui l’environne. 5 5

Laisser un commentaire