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déroulement de l’expérience physique directe de la marijuana, la suite des changements dans les attitudes et les impressions du fumeur qui conduisent celui-ci à utiliser la marijuana pour le plaisir. Becker utilise ici la méthode de l’induction analytique La consommation de marijuana ne crée pas de dépendance contrairement à l’alcool, en général, la marijuana est utilisée occasionnellement afin de trouver un certain plaisir. L’étape première qu’il faut franchir pour fumer, c’est de pouvoir et vouloir le faire. Afin d’élaborer et tester son hypothèse sur la genèse de l’utilisation de la marijuana pour le plaisir Becker a réalisé 50 entretiens auprès des fumeurs. Ces entretiens étaient centrés sur l’expérience personnelle de la marijuana et avaient pour but de faire apparaître les principaux changements dans l’attitude envers la drogue et dans l’usage de celle-ci. Dans ce chapitre Becker présente une théorie qui prend pour point de départ l’individu qui est déjà disposé à essayer la marijuana. Consommer de la marijuana passe par plusieurs étapes d’apprentissages. Tout d’abord l’apprentissage de la technique, le novice ne « plane » pas dès la première fois qu’il fume, mais après plusieurs tentatives « tu aspires une grande bouffée, tu la fais descendre profondément dans tes poumons.. », si on n’utilise pas une technique de ce genre la drogue ne produira aucun effet. La première étape à franchir est donc l’apprentissage de la technique qui permettra de faire apparaître la drogue comme source de plaisir. La fréquentation de groupes fumant facilite l’apprentissage car souvent certain ont beaucoup d’expérience et montrent comment il faut fumer. La deuxième étape consiste en l’apprentissage de la perception des effets, même en sachant fumer le novice peut ne pas ressentir d’effet, pour qu’un individu plane il faut qu’il soit capable de prendre conscience des symptômes que provoque la consommation et les relier clairement à la consommation de marijuana. Ainsi un individu qui n’arrive pas à planer peut insister et poursuivre ses tentatives en demandant conseil à des fumeurs plus expérimentés( importance de l’interaction). C’est seulement quand le novice a réussi à planer qu’il est disposé à fumer pour le plaisir, mais cela peut arriver qu’un individu qui plane souvent ne ressente plus les effets de la drogue ce qui peut le pousser à arrêter momentanément pour percevoir à nouveau les effets dans le futur. La dernière étape consiste dans l’apprentissage du goût pour les effets, après avoir planer l’ultime étape pour devenir fumeur est de continuer à fumer, et pour cela il faut avoir aimé les effets provoqués par la drogue, ce qui n’est pas toujours systématique. Les effets ressentis peuvent même être désagréables au point de penser qu’on devient « fou », ceci peut provoquer soit l’arrêt de la consommation, où encore la continuation jusqu’à l’appréciation des effets. Tout autant que les effets ne sont pas redéfinis comme étant agréables la consommation ne se poursuivra pas, redéfinition souvent obtenue grâce à l’interaction avec les utilisateurs plus expérimentés. Dans son quatrième chapitre Becker montre comment un individu continue à consommer de la marijuana en dépit des formes des formes élaborées de contrôle social qui agissent dans le but d’empêcher cette pratique. La carrière d’un fumeur passe par trois étapes principales qui correspond à une modification du rapport du fumeur avec les contrôles sociaux : 1) Le débutant, 2) L’utilisateur occasionnel, 3) L’utilisateur régulier. Ce qui limite l’usage de la drogue ce sont biens les lois infligeant des peines sévères. En générales elles rendent difficile la vente de la drogue, et donc un individu pourra commencer à fumer que s’il est en contact avec un groupe. Quand le débutant a pris plaisir en consommant, il continuera à consommer que s’il arrive à s’approvisionner en drogue, pour cela la consommation varie en fonction de l’approvisionnement lui-même dépendant de la fréquentation avec d’autres fumeurs. Par conséquent le fumeur occasionnel deviendra un consommateur régulier que s’il trouve une source d’approvisionnement « stable ». Il arrive que des consommateurs réguliers soient contraints d’arrêter car leur fournisseur a disparu ou encore s’est fait prendre par la police. L’idée clef ici est que la précarité des sources