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Fiche de lecture:Effroyables jardins , Michel Quint
Présentation de l’oeuvre: Michel Quint est né en 1949. Il a écrit plusieurs ouvrages souvent noirs ou quelques nouvelles. Il a reçu le Grand Prix de la littérature policière en 1989. Effroyables jardins a été publié en 2000 puis adapté au cinéma en 2003 par Jean Becker. Effroyables jardins est une oeuvre à moitié autobiographique et à moitié fiction, il dédie ce livre à son grand- père et son père résistant, donne chair et âme à une époque sombre. Il relate l’enfance de l’écrivain en insistant sur son haine contre les clowns : «Plus que tout, j’ai détesté les augustes. Plus que l’huile de foie de morue, les bises aux vieilles parentes moustachues et le calcul mental, plus que n’importe quelle torture d’enfance ». Il insiste aussi sur l’incompréhension qu’il avait en voyant son père faire le clown. C’est pour cela qu’il serait intéressant de savoir d’où vient sa haine contre les auguste. Résumé de l’oeuvre: Le père du narrateur est instituteur et à ses heures perdues ne rate pas une occasion d’enfiler sa panoplie de clown et d’exercer sa vocation comique. Le narrateur (son fils) déteste ce père qui est « le plus triste des clowns tristes » jusqu’au récit de l’oncle Gaston qui un dimanche après-midi, après une sortie familiale au cinéma, l’initie aux secrets des adultes dans son patois du Nord. Il lui raconte une histoire de Résistance dont ils sont, le père et lui, les protagonistes. Le narrateur, qui s’exaspère de ces adultes « minables », découvre la grandeur des Hommes communs et le pourquoi du clown, hommage rendu par son père aux compagnons des mauvais jours. À son tour il va endosser l’habit pour représenter ces « ombres douloureuses » au procès d’un sinistre bourreau. « Le nom de l’accusé ? Je me souviens, à peine, d’un écho brutal, comme d’une gifle méprisante, et, et même cela je veux l’avoir oublié demain, pour ne garder en mémoire, que ceux des êtres qu’il déporta de la vie ». Analyse de l’oeuvre: André: Père du narrateur, professeur, il a décidé de devenir auguste (clown) en hommage à sa Résistance. Gaston: Cousin d’André et oncle du narrateur, il fait la Résistance avec André et a fini par épousé Nicole. Nicole: Femme de Gaston, c’est l’ex femme de l’homme qui s’est rendu aux Allemands alors qu’il était innocent. Le patois qui émaille le récit de Gaston n’entrave pas sa compréhension, au contraire il contribue à renforcer l’atmosphère émouvante de ce livre que l’on reçoit en plein cœur. C’est une fable simple, belle, pathétique, mais jamais d’apitoiement; une dose d’humour, beaucoup d’audace et de pudeur.
Schéma en étoile: Vie: <<Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au dessus de tout qu’on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c’est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.>> Mort: Humour: <<Vaut mieux <<On a tous en sacrifier un pour pété de rigolade>> en sauver trois que faire les fiers et y passer tous les quatre !>> Amour: <<Au soir on en était tous les deux amoureux finis…>> Rapprochement de l’oeuvre: Le titre est tout d’abord extrait de Calligrammes d’ Apollinaire. Papy fait de la Résistance: Réalisé par Jean-Marie Poiré en 1983, Papy (Jean-Robert Bourdelle ) a un fils dont il a honte, il est efféminé et a peur des Allemand alors que Papy est un très grand Résistant mais son fils cache bien son rôle, car en vérité il est le plus grand Résistant de France il est plus connu sous le nom de «Super-Résistant». Cela peut se rapprocher de la haine qu’à le narrateur contre son père avant d’apprendre ce qu’il a été réellement et le pourquoi de sa volonté à faire le clown. Effroyables Jardins Michel Quint