Forma coach international les 12 principes pédagogiques

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Les 12 Principes Pédagogiques

Le métier de formateur est un métier spécifique qui induit une posture et des techniques bien précises. Lors d’une formation de formateur, les apprenants découvrent ce métier et sont amenés lors de mises en situations et diverses simulations à mettre en pratique leurs apprentissages. Afin de guider les futurs formateurs, l’animateur partage avec eux un certain nombre de principes qui vont baliser la pratique de formateur et donner ainsi des repères aux futurs formateurs à la fois en qui concerne l’ingénierie de formation et l’animation. Dans cet article, je vous propose de partager avec vous les 12 principes pédagogiques. Bonne lecture à toutes et à tous ! 1. Principe du formateur ressource : Le premier principe est fondamental, car il définit quelle est la position du formateur vis-à- vis du participant. Le schéma habituel consiste à voir le formateur comme celui qui sait et qui va expliquer, apprendre, transmettre du savoir à celui qui ne sait pas. Ici, on partira au contraire de l’idée que c’est le participant qui apprend, qui sait, qui se forme. L’apprentissage vient donc de lui et c’est par la modification de ses schémas-mentaux, comportementaux, opérationnels… qu’il réussira sa formation. Du coup, le travail du formateur est double : D’une part, définir et guider le participant dans un parcours d’apprentissage. Définir des étapes, des allers retours, des progressions, des temps d’évaluation… C’est le travail de l’ingénierie pédagogique. D’autre part, se positionner comme ressource capable d’être « utilisée » par le participant- individuellement ou en groupe-au cours de son parcours. Rompre avec les habitudes, en créer de nouvelles


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On pourrait définir la formation en disant que c’est le parcours qui permet de modifier des habitudes et de (re)créer des compétences c’est-à-dire la capacité à résoudre des problèmes dans des contextes professionnels donnés. Les quatre principes d’animation ci-dessous ont pour but d’accélérer ce processus de modification d’habitudes, de changement de « façons de faire ». 2. Principe d’action Automatiquement, on cherchera à mettre les participants en situation active : Ils doivent résoudre des problèmes, réagir à des propositions, chercher des solutions, se concerter, donner des réponses, imaginer des façons de faire, manipuler des outils, déplacer des éléments, construire des ensembles, donner leur avis ou encore argumenter une opinion… Bref, ce sont eux qui agissent et non pas le formateur. Ils doivent être au maximum en situation d’action et très peu en situation passive moins ils écoutent la « bonne parole » et plus ils sont amenés à élaborer eux-mêmes la solution, plus l’effet formatif sera fort. 3. Principe d’alternance En matière d’animation, il importe de toujours suivre un principe d’alternance qui évite la lassitude, suscite régulièrement l’attention et la surprise, crée donc les conditions d’éveil indispensables au fait d’apprendre. Le principe d’alternance porte sur différents aspects : Alternance dans les modalités de travail pédagogique : binôme, travail individuel, sous- groupes, grand groupe. L’enchaînement de sous-groupes est aussi lassant que l’enchaînement d’exposés. Alternance entre les exposés, explication de concepts, d’idées, de nouvelles donnes plus ou moins « théoriques » et les situations d’exercice, de mise en application. Aucune idée ne peut être transmise sans qu’il n’y ait en amont ou en aval une appropriation concrète. Alternance entre la parole prise par le formateur et celle donnée aux participants, individuellement ou en groupe. 4. Principes de mise en situation Ce que l’on cherche à faire passer à travers la formation ce sont des manières de faire, des manières d’agir et de résoudre des problèmes dans des situations professionnelles concrètes. Pour cela la meilleure façon de se faire comprendre n’est pas d’expliquer ce qu’il faut faire, mais de le faire pour expliquer les différences ensuite. Le principe de mise en situation repose sur l’idée qu’à chaque fois que l’on demande aux participants de faire comme s’ils faisaient réellement, on gagne en efficacité. Le recours à l’expérience est beaucoup plus pédagogique que le discours sur l’expérience. 5. Principe de jeu


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L’apprentissage est d’autant plus facile et efficace qu’il permet aux participants de se « déconnecter » de leurs habitudes et comportements habituels et d’en expérimenter d’autres. Le jeu permet en effet de créer une situation à part, perçue comme relevant d’autres enjeux que les enjeux habituels du travail et donc pas graves, il n’y a pas d’évaluation. Tout ceci génère un contexte mental, émotionnel et relationnel qui facilite grandement l’expérimentation et l’apprentissage « naturel » c’est-à-dire dans l’action et non dans la réflexion. On est à l’inverse de l’application ou de l’exercice. Au contraire, on cherche à mettre dans l’action pour ensuite l’analyser et en trouver le sens. Diminution du contrôle, accentuation de l’action, distance et implication en même temps, le jeu est bien un principe pédagogique qui au-delà de la convivialité qu’il génère a bien un effet positif sur l’apprentissage. Enfin le dernier effet positif du jeu concerne la mémorisation. En effet le jeu intervient comme un moyen mnémotechnique qui facilite l’inscription de ce qu’il faut retenir. Ceci est particulièrement vrai dans le cas de séquences relativement proches de ce qui est habituellement vécu mais qui comportent pourtant des différences. Comme nous le verrons plus loin, ces situations où peu de chose change sont les plus complexes à traiter. Dans ces cas, le jeu offre des possibilités de marquer les changements et de mieux les mémoriser. Mémoriser et comprendre que l’on a appris Apprendre, c’est mémoriser. Sans ce passage par la mémoire, il peut y avoir compréhension, mais pas apprentissage. On distingue de manière classique la mémoire à court terme, très peu utile dans les apprentissages et la mémoire à long terme, qui seule permet que soit réutilisé ce qui a été expliqué ou expérimenté. Comment fonctionne cette mémoire à long terme ? Quel type d’information privilégie-t-elle ? Quels sont ses critères de « stockage » ou au contraire de « non-stockage » autant de questions déterminantes pour asseoir des principes pédagogiques efficaces. 6. Principe de sens La psychologie cognitive a largement démontré que pour mémoriser un apprentissage dans la mémoire à long terme, il était indispensable de comprendre à quoi il servait et le sens qu’il avait. En dehors de ce sens, on reste dans des exercices qui concernent la mémoire à court terme- de type répéter une liste par cœur-… et encore ! On a pu démontrer plus d’une fois que même dans les listes de par cœur, les individus essayent de reconstruire un sens pour arriver à mieux mémoriser.


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C’est donc d’abord la maîtrise du cadre et de l’utilité que le nouveau savoir acquiert dans ce cadre qui est déclencheur de mémorisation. Ce principe a des conséquences fortes en termes de pédagogie et d’animation. Il signifie que : Le sens doit toujours être donné. Qu’il doit souvent l’être à différents moments : d’une part avant que le participant expérimente ce qu’il doit apprendre, mais aussi pendant quand l’effort conscient de mémorisation se met en route et enfin après pour recadrer l’essentiel. Le sens- à quoi ça sert de savoir ça, à quoi ça sert de changer, à quoi ça sert de faire autrement…-est rarement indépendant d’informations et de décisions extérieures à la formation. Dans ce cas, il est encore plus efficace qu’il soit donné par ceux qui effectivement le déterminent (stratégie d’entreprise, décision des « chefs », volonté de la hiérarchie…). 7. Principe de synthèse Le fait de proposer régulièrement des synthèses est un élément connu pour faciliter la mémorisation. Qui dit synthèse dit tri et analyse des informations, repérage des priorités dans les messages et accent mis sur l’essentiel. Depuis bien longtemps et en particulier pour la pédagogie scolaire, on a compris l’utilité d’appliquer le principe de synthèse. Dans la formation pour adultes, on insistera tout spécialement sur le fait que plus les synthèses sont produites par les participants eux- mêmes, plus elle sera bénéfique. En cohérence avec le principe de base du formateur-ressource, on essayera à chaque fois que possible d’insister sur la richesse de cette analyse quand elle représente un effort individuel ou collectif. Néanmoins, le formateur doit dans tous les cas être prêt à proposer à certains moments clés ces éléments de synthèse qui sont à la base de la mémorisation à long terme. Plus les formations sont courtes, plus ces synthèses doivent être claires et percutantes, plus les formations sont longues, plus on s’appuiera sur l’effet de répétition. 8. Principe de formalisation Par formalisation, nous entendons tout ce qui permet de structurer un contenu, une idée en lui donnant une forme y compris matérielle. La formalisation va de la mise en page, de la charte graphique, du choix de modèles à la production d’objets plus ou moins sophistiqués. La formalisation permet de servir le principe de synthèse en donnant des points de repères pour » classer » les apprentissages. Elle permet surtout de jouer sur la mémorisation en offrant un support visuel et physique à ce qui doit être retenu. Enfin, elle attire et maintient l’attention dès qu’elle met en œuvre une dimension esthétique, symbolique, analogique ou ludique. Elle joue alors comme un ancrage à partir duquel la mémoire pourra effectuer des actions de reconnaissance. 9. Principe de métacognition

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