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5 l’accentuation en sont une belle illustration. On comprend pourquoi les langues très accentuées comme les langues latines sont en général accompagnées de grands gestes. Enfn, concernant les gestes, ils ne peuvent être lancés convenablement si les deux avants bras ne sont pas levés au- dessus de l’horizontale et vers l’avant. Je conseille pour commencer et pour être plus à l’aise de commencer par un geste de léger auto -contact avec le bout des doigts qui touchent le bout des doigts de l’autre main devant soi. Lorsqu’on se sent prêt, on laisse alors les mains, les bras et le torse s’animer librement. Il sera toujours temps ensuite d’enrichir son répertoire de gestes nouveaux. Commençons par libérer la gestuelle. L’improvisation : Une règle incontournable de l’improvisation est que l’on doit toujours dire oui à ce qui arrive. Refuser revient à créer un blocage. Si je me trompe, je dois accepter cette erreur et ainsi je pourrais trouver le moyen de la corriger, bien souvent sans même que l’auditoire s’en aperçoive. Je dois apprendre à être réactif mais je ne peux l’être que dans l’acceptation de l’inconnu et de la part aléatoire de l’évolution d’une situation, quelle qu’elle soit. Vouloir contrôler amène une situation de refus de l’improvisation elle -même. Il est donc nécessaire de laisser une part à l’intuitif et d’oser cette improvisation qui fait peur. Pour certaines personnes, cet exercice est plus difficile que pour d’autres. Il convient de respecter sa personnalité et son approche et de na pas chercher une trop grande part d’improvisation si l’on n’est pas très à l’aise avec cet exercice. Un entraînement spécifique peut cependant permettre de développer ses capacités en la matière. Le trac : Je ne vais pas ici rentrer trop dans le détail concernant le trac mais il est cependant une règle fondamentale et incontournable dont j’aimerais parler. Le trac est une peur et ce qui l’entretien est généralement la volonté de le contrôler et donc la volonté de ne pas avoir peur. C’est donc la peur de la peur qui remp lace souvent la peur elle-même et qui nous entraîne dans les affres que l’on peut parfois connaître. On cherche aussi , bien souvent, à contrôler les symptômes du trac (tremblements, rougeur, transpirations, voix incertaine…) et le fait de les contrôler les renforce à coup sûr. Comme toute peur, c’est l’affrontement de la peur qui la fait disparaître. L’enfant qui a peur du monstre sous le lit ne voit sa peur diminuer que s’il est accompagné pour aller voir sous le lit. Sinon, il risque fort de ne pas pouvoi r s’endormir et de rester prostré sous ses draps en rationalisant et en se disant ce qu’on lui répète bien souvent : n’ai pas peur. Il serait presque préférable dans ce cas de se dire : ai peur car, on commence alors à affronter la peur et donc à la faire diminuer. Accepter le trac et ses symptômes et un bon moyen de commencer à le faire baisser. En parler à son auditoire, quand c’est possible, en est un autre, car ainsi, on communique sur ce que l’on cherchait à cacher. Accepter de dire son trac permet rapidement de le faire disparaître car il était en grande partie lié au fait de ne pas vouloir qu’il se voit. Je n’ai donc plus peur qu’il se voit puisque j’en parle et je commence à amorcer un cercle vertueux qui le fait diminuer. Enfn, toutes les techniques liées à la prise de parole (ancrage, respiration, silence, voix, regards…) sont des points d’ancrages possibles qui permettent de se reposer sur des aspects concrets et donc de quitter la focalisation sur les symptômes. De plus, tout ce qui entraîne un équilibre corporel va tendre à entraîner également un équilibre psychique et cognitif, le tout étant absolument indissociable. Le premier silence qui précède toute prise de parole est très important, car il permet de faire le calme en soi et de se concentrer. Commencer sa prise de parole dans la précipitation, bien souvent pour combler le vide du silence, c’est à coup sûr commencer dans la confusion qui entraînera à son tour de

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