Gestion de production thème : la méthode année universitaire


Méthode SMED3. Les pièges à éviter : Dans un environnement industriel, les points d’amélioration potentiels sont nombreux. On pourrait même améliorer indéfiniment. Or le temps, les moyens techniques, financiers et humains sont toujours limités. Se jeter sur le SMED et vouloir l’appliquer partout, sans réflexion préalable est « Dangereux ». Il convient en effet de distinguer dans le process les postes ou machines qui méritent le SMED. La théorie des contraintes (TOC) distingue deux types de ressources : les goulots et les non goulots. Expliquons brièvement que les goulots sont des ressources dont la capacité est limitée et qui limitent la capacité globale du process, alors que les non-goulots sont des ressources avec des capacités en excès. Alors que les goulots sont toujours saturés, les non-goulots sont souvent en attente. Le SMED appliqué aux non-goulots est une double absurdité dans la mesure où ces ressources, ayant des capacités excédentaires, ont déjà la possibilité de changer d’outils ou de séries sans que cela affecte le flux de production. Mais aussi et surtout parce que l’on affecterait des moyens techniques et financiers limités à augmenter la capacité de ressources qui n’en ont nul besoin, au détriment éventuel des goulots qu’il est urgent. Avant d’engager une démarche SMED, il faut analyser le process avec une vision TOC, redéfinir au besoin la planification et la gestion des ressources selon les règles de la théorie des contraintes, puis en dernier lieu définir les ressources-cibles pour l’application du SMED. 14

Laisser un commentaire