H. e. m. institut des hautes etudes de management réali


Rapport de stage 2009/2010 A/Le travail du liège : 

Le prélèvement du liège (déliègeage)

C’est le milieu végétatif qui influence énormément la durée nécessaire à la production de l’épaisseur industrielle minimum. La durée de maturation tend à s’allonger lorsqu’on s’écarte du centre de dispersion de l’aire de végétation naturelle du chêne-liège.

Le premier levage intervient entre la vingt-cinquième et la trentième année du chêne-liège. Cette première écorce (mâle) provient uniquement du tronc et ne convient pas à la fabrication des bouchons. L’écorce se reforme lentement si bien que les levages successifs peuvent intervenir en moyenne tous les neuf à quinze ans, au début toujours uniquement du tronc (liège de première reproduction). Lors des levages ultérieurs effectués jusqu’aux branches principales, il s’agit d’écorce femelle. Pour ne pas perturber l’arbre dans sa croissance, il importe de ne pas dénuder plus de 60% de sa surface totale. Bien que l’écorce de liège assure à l’arbre une excellente protection aux intempéries (variations de température), l’opération de levage correctement entreprise ne blesse pas l’arbre. Dans les territoires subéricoles du type Espagne, Portugal, Maroc et Algérie, les subériculteurs considèrent que neuf ans suffisent pour produire une épaisseur d’au moins trente millimètres de liège. En limite nord de l’aire naturelle, notamment en France, il faut compter douze à quinze ans pour un même résultat. Cette durée supplémentaire compense les conditions climatiques moins avantageuses, ainsi que les sols souvent moins productifs que les terres cultivées et entretenues du Portugal.

La qualité du liège de production dépend donc de l’âge du liège au moment du déliègeage. Cela est dû à l’augmentation progressive du calibre et à l’amélioration de la relation entre le liège de printemps et le liège d’automne dans les dernières couches de liège produites. De plus, dans ces dernières couches, les déformations et les élargissements des canaux lenticellaires sont moins fréquents, ce qui réduit la porosité. En général, la qualité du liège s’améliore avec l’augmentation de la durée du tour de déliègeage.

La qualité du liège obtenu d’un arbre tend à s’améliorer avec les déliègeages successifs et aussi avec l’âge jusqu’à une certaine limite. Parmi les arbres trop âgés, l’accumulation de blessures et de cicatrices et la réduction de croissance du bois et du liège avec l’âge, conduit à une nette baisse de la qualité du liège produit.

Une fois détachées de l’arbre, les plaques de liège sont rassemblées en tas, en plein air, dans la plantation pour un premier séchage pendant quelques mois. C’est à ce moment qu’intervient

El Aichouni Marwane HEM Rabat

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