H. e. m. institut des hautes etudes de management réali


Rapport de stage 2009/2010

la vente de cette matière première du producteur au bouchonnier. Elle peut également être achetée sur pied et être levée par les soins du bouchonnier qui contrôle ainsi bien mieux l’origine de ses approvisionnements.

Le démasclage

Le levage du liège, appelé démasclage, est entrepris avec une hache à tranchant courbe. L’opération de déliègeage comporte quatre phases:

la découpe d’une entaille horizontale sur le liège, au niveau supérieur du déliègeage,

l’ouverture dans le sens vertical de l’arbre sur toute la hauteur à lever,

l’introduction du fer de la hache, puis du manche, entre le liège et l’assise subérophellodermique pour aider à la séparation,

le décollement de la planche pour la détacher du pied de l’arbre.

Le travail de déliègeage doit être mené avec précision pour ne pas blesser l’assise génératrice, ce qui influerait négativement sur la longévité et la capacité de l’arbre à produire du liège. C’est pourquoi ce travail reste essentiellement manuel, l’utilisation de scies mécaniques accroissant le risque de léser la «mère».

Le stockage

Après la récolte, le liège a une humidité comprise entre 15 et 30% suivant la région et le climat. Afin d’abaisser ce taux, il est nécessaire de stocker le liège à l’air libre durant au minimum douze mois. La durée de ce séchage est déterminante sur la qualité finale du bouchon. Les planches de liège sont donc empilées, le ventre tourné vers le sol et sont laissées sur parc pendant un an. Durant ce séjour à l’air libre, le liège est affiné par des phénomènes d’oxydation. Il perd par lessivage des tanins et des sels minéraux.

Le premier bouillage

Les plaques de liège sont plongées dans l’eau claire bouillante et maintenues immergées une heure et demie. Cette opération a plusieurs buts:

Le bouillage permet de nettoyer le liège en le débarrassant des parasites et d’éliminer une partie des substances hydrosolubles qu’il contient encore, notamment des sels minéraux et des tannins.

Le plus grand effet du bouillage est le redressement des ondulations des parois cellulaires. La dilatation radiale, parallèle aux lenticelles est beaucoup plus importante (10 à 15%) que les dilatations axiales et tangentielles, perpendiculaires aux lenticelles (5 à 7%). Finalement, ce traitement permet d’obtenir par un gonflement d’environ 30% en volume, une épaisseur suffisante pour le travail de bouchonnerie. La masse n’est pratiquement pas affectée.

Le bouillage agit en assouplissant le liège, tout comme il réduit son anisotropie élastique.

La préparation des plaques de liège El Aichouni Marwane HEM Rabat

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