Rapport de stage 2009/2010
Les bords des planches sont ensuite redressés au couteau. Cette opération permet de définir exactement les caractéristiques d’épaisseur et de qualité de chaque planche pour en déterminer sa destination.
On trie les planches suivant leur épaisseur. Les bouchonniers avaient l’habitude de s’exprimer en lignes de 2,25 mm, soit en catégories de 10 à 12 lignes, 12 à 14 lignes, 14 à 18 lignes et 18 à 24 lignes. En outre, le liège est classé selon d’autres critères de qualité, de texture, appréciées à l’œil et au toucher: selon la densité des lenticelles, la finesse et la souplesse du grain ainsi que l’absence de défauts. Les planches présentant un défaut quelconque (liège boisé, vert, terreux, à taches jaunes, crevassé, soufflé ou présentant des trous de fourmis et de vers) sont éliminées à ce stade.
Les planches sont ensuite pressées en balles afin de les aplanir.
Le deuxième bouillage
Un deuxième bouillage prépare le liège aux opérations ultérieures, en particulier le tubage.
Le stockage en cave à liège
Les balles son empilées pendant une quinzaine de jours dans un local clos et sombre où règne une température d’environ 30°C, ainsi qu’une hygrométrie de près de 100%. Durant ce séjour, les plaques de liège deviennent plus planes et leur humidité (d’environ 25% après bouillage) décroît jusqu’à un optimum (14 à 17%), permettant ensuite le tubage des bouchons sans arrachement et sans déformation excessive. Dans cette atmosphère se développent à la surface des plaques de liège des moisissures qui imposent une décontamination après transformation en bouchons.