Herbert simon et la ratonalité limitée


ENCGM 2008/2009 THEORIES DES ORGANISATIONS : Herbert Simon

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régularités et lois, qui lui permet d’induire les conséquences futures à partir des conditions actuelles. On peut prendre comme illustration le cas de la protection d’une ville contre les incendies. Les pompiers ont besoin d’être signalés d’un incendie sitôt déclenché. Or, ce n’est pas possible. Ce problème montre à quel point la rationalité est limitée par le manque des informations. Ces pompiers doivent fournir un effort considérable pour s’informer le plus vite possible à l’aide de systèmes d’alertes spéciaux et autres dispositifs. L’individu tente de surmonter le manque d’information qui limite la rationalité qu’il recherche, mais de façon partielle, en défnissant un système isolé regroupant un nombre restreint d’alternatives et de conséquences. Seuls les facteurs liés étroitement à la décision sont pris en considération. Le choix correct et rationnel des facteurs qui sont importants est possible dans la limite où ces facteurs constituent un système clos, en faisant abstraction des effets indirects. 2. Les diffcultés d’anticipation : Même si l’ont décrit de façon exhaustive les conséquences d’un choix, leurs anticipation aura le même impact sur nos sentiments que l’expérience que nous en ferons. Une des raisons est que l’esprit humain ne peut saisir les conséquences en leur totalité, en un instant unique. La précision des évaluations est limitée par la capacité de l’individu à retrouver les éléments de valeur dans les conséquences qu’il imagine pour leur donner par anticipation un poids identique à celui qu’ils auront pour lui dans la réalité. 3. Le champ des comportements possibles : L’imagination de l’homme est incapable de concevoir toutes les alternatives de choix possibles. De nombreuses recherches portant sur l’organisation scientifque du travail, effectuant des observations détaillées du comportement humain au niveau phonétique, physiologique, etc. Par exemple, dans le domaine de l’industrie, on observe le mouvement de la main dans les opérations industrielles afn de les améliorer et les rendre plus faciles. c’est à partir de ces observations que l’on peut élargir l’éventail des choix possibles. II. Le comportement intentionnel de l’individu : Les écarts qui existent entre le comportement réel et la rationalité permettent de défnir les caractéristiques du processus psychologique du choix : • La docilité :

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