Herbert simon et la ratonalité limitée


ENCGM 2008/2009 THEORIES DES ORGANISATIONS : Herbert Simon

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Chapitre 1 : La rationalité et la prise de décision

Pour bâtir sa théorie de la décision, Herbert Simon commence par une critique de l’école classique en organisation. Il remarque que pour les principes de l’administration (tels ceux de Gulick, Urwick, Mooney) sont ambigus et contradictoires (exemple : l’unité de commandement et la spécialisation maximale se contredisent souvent) ; ils ne sont valables que si certaines conditions sont réunies. Pour trouver les conditions d’applicabilité de chaque principe, il faut une analyse du processus administratif en termes de décision. La rationalité de la décision, c’est-à-dire leur adéquation aux buts, devient alors importante ; Simon relève qu’elle n’est pas du tout complète dans la réalité. Elle a des limites pratiques qui dépendent des hommes et des caractères de l’environnement. Les limites à la rationalité humaine sont : Les réfexes et les dons de chacun (ses capacités) ; Les valeurs et les buts personnels (ses motivations) ; La connaissance personnelle de la situation et l’information disponible. Pour savoir comment les limites inféchissent la décision rationnelle, Simon décrit en trois étapes le processus de prise de décision : 1- La première étape est la découverte des occasions appelant une décision : c’est l’activité d’intelligence dans le sens militaire du terme. 2- La deuxième étape est la construction et l’analyse des événements entraînés par chaque action : c’est l’activité de conception. 3- La troisième étape est la sélection d’une action parmi toutes les actions possibles : c’est l’activité de choix. Les limites jouent alors sur tout le processus : – l’imagination supplée la méconnaissance des occasions, solutions, conséquences en attachant des valeurs à chaque action. – L’environnement est trop complexe pour être totalement appréhendé et l’homme le simplife pour que son esprit soit capable de manier les facteurs retenus. – L’optimisation est trop compliquée et l’homme cherche seulement une solution satisfaisante : la plupart des décisions humaines se rapportent à la découverte et à la sélection de choix satisfaisants ; ce n’est que dans des cas exceptionnels qu’elles se rapportent à des choix optimaux.

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