ENCGM 2008/2009 THEORIES DES ORGANISATIONS : Herbert Simon
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Chapitre3 : La psychologie des décisions administratives
Le comportement d’un individu isolé ne peut pas atteindre un niveau élevé de rationalité. Le nombre de choix est grand et le champ d’informations est si vaste que l’on ne peut se rapprocher d’une rationalité objective. Le choix se fait dans un environnement psychologique de données déterminées accidentellement. L’individu a la possibilité de choisir et modifer l’environnement du choix et atteindre par la suite, un fort degré d’intégration et de rationalité, et ce en réagissant à certains stimuli et fragments d’informations. C’est dans ce cadre où intervient l’une des fonctions de l’organisation, qui est de placer les membres de l’organisation dans un environnement psychologique qui leur permettra de prendre correctement les décisions adaptées aux objectifs de l’organisation, grâce à l’information adéquate. I. Les limites de la rationalité L’individu adapte son comportement et son choix : -en prenant une vue globale sur l’ensemble des solutions offertes. -en examinant les conséquences de chaque alternative. -en s’adaptant aux valeurs comme critère de choix. Le comportement réel représente de nombreux écarts de la rationalité objective : 1-la rationalité nécessite la connaissance parfaite des conséquences de chaque choix. En réalité cette connaissance est toujours fragmentaire. 2-Il est impossible de pouvoir imaginer et anticiper parfaitement ces conséquences. 3-La rationalité exige de choisir entre diverses alternatives de comportement. En pratique, ce nombre de cas possibles est très limité. Nous allons développer dans ce qui suit, chacun de ces trois points. 1. L’imperfection de la connaissance : La rationalité suppose une connaissance parfaite au sujet de chaque choix. Dans la pratique, l’individu ne peut obtenir qu’une connaissance fragmentaire et une vaste intuition des