I- les fondements de la méthode eva :

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Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA

Introduction

Face à l’activisme croissant des actionnaires, les entreprises se voient dans l’obligation d’optimiser en permanence la valeur de leurs titres. Dès lors, comment les dirigeants peuvent- ils évaluer les progrès effectivement réalisés par rapport aux objectifs de l’entreprise ? La difficulté consiste notamment à définir une méthode d’évaluation qui permette d’apprécier la valeur créée pour les actionnaires. La méthode retenue doit également inciter les responsables à agir dans le meilleur intérêt de ces derniers. La plupart des entreprises ont répondu à cet impératif en alignant la rémunération des cadres supérieurs sur des indicateurs de performances financières tenant compte de la création de valeur pour les actionnaires. A l’instar des autres indicateurs de performances, l’EVA (« Economic Value Added », ou valeur ajoutée économique) vise à apprécier la valeur créée pour les actionnaires tout en traduisant l’impact des actions des dirigeants. L’EVA permet de repérer les branches qui gagnent vraiment de l’argent, ainsi le dirigeant pourra évaluer quels sont les investissements – voire les métiers ou les branches de son entreprise – qui génèrent de l’argent. Si son EVAÆ est positive, c’est un bon manager, car il crée de la richesse. A l’inverse, si elle est négative, c’est qu’il détruit, en valeur, les capitaux que lui ont confiés ses actionnaires. De nombreuses entreprises ont déjà adopté le concept de l’EVA. En effet, selon les créateurs du concept, Stern Stewart Management Services, plus de 200 entreprises à travers le monde les ont contactés en vue de son utilisation. Pour mieux cerner le concept de la méthode EVA, le présent rapport se propose dans une première partie de présenter les fondements de cette méthode, de voir comment elle a pu se substituer à d’autres méthodes déjà utilisées pour mesurer la rentabilité des capitaux propres, et quels sont les retraitements nécessaires à son calcul pour passer d’une logique comptable à une logique économique. DESA Monnaie-Finance 1


Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA Par la suite une deuxième partie sera consacrée à l’application de la méthode EVA au cas de la banque, et plus précisément à sa gestion interne. Enfin une troisième partie mettra l’action sur la relation existante entre la méthode EVA et la valeur actionnariale, et une étude sur un échantillon d’entreprises bancaires permettra de comprendre cette relation et ses limites. DESA Monnaie-Finance 2


Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA

PlanIntroduction

I- Fondements de la méthode EVA1- Intérêt de la méthode EVA2- Contenu de la méthode EVAII- Application de la méthode EVA à la Banque1- Adaptation du concept EVA à la banque2- Traduction de la méthode EVA dans la gestion interne de la banqueIII- Utilisation de la méthode EVA pour l’évaluation boursière1- Lien théorique entre l’EVA et (MVA) Market Value Added 2- Limites de la méthode

Conclusion

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Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA

I- Les fondements de la méthode EVA

La méthode l’EVA (Economic Value Added) promue par le cabinet Stern, Stewart & Co s’est imposée à la fois comme la définition la plus riche analytiquement et finalement la plus représentative de la valeur. L’EVA vise à dénoncer l’incapacité du système d’information comptable standard à mettre en évidence les gains véritables des propriétaires de l’entreprise.

1- Intérêt de la méthode EVALa méthode EVA comme réponse aux limites des ratios financiers

Partant du constat que le bénéfice net comptable passé et actuel ne peut être considéré comme un indicateur suffisant pour approcher la valeur d’une entreprise, parce qu’il est la résultante de données comptables non représentatives de la réalité économique et qu’il peut cacher une insuffisance d’investissements matériels ou immatériels générateurs de productivité, d’innovation et donc in fine de valeur, certains analystes et praticiens ont cherché à développer des méthodes palliant de telles défaillances. L’objectif était de trouver des indicateurs pertinents, qui tiennent compte notamment du risque, de la croissance et de la pérennité des résultats et qui retraitent les données comptables non conformes à la réalité économique. C’est ainsi que, dès les années 20, est apparu aux Etats-Unis l’idée de création de valeur. Cette notion a été conceptualisée par J. Stern et B. Stewart par la méthode EVA. L’EVA se définit de manière assez simple : il s’agit du résultat économique de l’entreprise après rémunération de l’ensemble des capitaux investis, endettement et fonds propres. Cette méthode se veut avant tout être un moyen interne d’assistance aux décisions des dirigeants d’entreprise, mais peut également être utilisée par un membre externe comme une démarche d’évaluation globale d’une entreprise et un outil de mesure des performances de ses différentes activités. En effet les financiers utilisent le ROE (Return on Equity) ou encore le rendement des capitaux propres comme indicateur qui mesure la façon dont efficacement une entreprise emploie ses actifs pour produire des revenus, dans le but d’attirer les investisseurs. Le ROE se définit de manière très simple : DESA Monnaie-Finance 4

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