I- les fondements de la méthode eva :


Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA Ces provisions suscitent des interrogations dans la mesure où elles peuvent couvrir des charges futures, qui ne naîtront pas pendant la période d’étude. Or, il faut rappeler que l’EVA est une méthode de mesure périodique de la création (ou destruction) de valeur. Dès lors, ces provisions, censées couvrir des risques futurs, viennent grever le résultat net. Il convient donc de les réintégrer dans le résultat économique.(c) La prise en compte du résultat latent sur le portefeuille de placement L’EVA en tant qu’instrument de mesure périodique évalue, sur la période considérée, tant le résultat courant réalisé que le « résultat courant potentiel ». Or certaines moins ou plus- values latentes font partie de ce « résultat courant potentiel ». Tel est le cas des plus ou moins-values latentes sur portefeuille de placement. Le résultat net sur titres de placement est compris dans le PNB, qui lui-même traduit l’activité courante de la banque. Il est donc logique de réintégrer les plus ou moins-values latentes sur titres de placement qui n’ont pas été comptabilisées dans le PNB dans la mesure où ce dernier ne tient compte que des produits et charges réalisées (et non pas latentes). Selon le règlement 90-01, les TIAP sont des titres détenus sur une longue période dans la seule intention d’en retirer à plus ou moins longue échéance une rentabilité satisfaisante. Il semble donc préférable de ne pas tenir compte de ces plus ou moins-values latentes dans la mesure où la cession de ces titres peut être analysée (en raison de leur caractère quasi- permanents) comme du résultat exceptionnel (au même titre qu’une cession d’une immobilisation quelconque). Etant donné que le résultat économique d’une banque comprend les « frais financiers », il sera équivalent au résultat net sur lequel seront pratiqués les retraitements ci-dessus examinés dans la présente section, ainsi que tous les autres retraitements évoqués dans la section II du précédent chapitre pour les entreprises industrielles et commerciales, qui restent valables pour la banque. DESA Monnaie-Finance 21

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