I- les fondements de la méthode eva :


ROE = Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA Or, selon Stewart, ce critère de sélection n’est pas pertinent et doit être abandonné pour deux raisons principales : le critère du ROE peut être l’objet de distorsions économiques dues à l’application de règles exclusivement comptables, et il ne prend pas en compte la structure capitalistique de l’entreprise. Le ROE ne rend pas compte de la réalité économique Beaucoup de dirigeants pensent que le marché exige des bénéfices, et les veut immédiatement, bien qu’il n’y ait pas la moindre preuve de cette présomption. C’est notamment le cas de plusieurs start-up informatiques qui, malgré des pertes annuelles, ont reçu la faveur des investisseurs. Or en réalité, le bénéfice comptable ou le bénéfice par action peut s’avérer un très mauvais indicateur de la capacité bénéficiaire réelle de l’entreprise car :  il peut subir l’influence de pratiques ou politiques comptables appropriées destinées à favoriser une présentation avantageuse;  il est affecté des éléments que les règles comptables ou la pratique des entreprises traitent comme des charges de période, alors qu’ils sont plus représentatifs d’un investissement dont la rentabilité future constitue l’enjeu majeur. Tel est le cas des frais de recherche et développement, par exemple, qui peuvent grever les résultats passés alors qu’ils sont destinés à contribuer à la valeur future de l’entreprise. C’est le cas également des opportunités d’acquisitions qui ne se réaliseraient pas sous le seul prétexte qu’une part importante d’amortissement du goodwill viendrait grever le résultat net comptable. L’EVA apparaît être une méthode plus fiable, au regard de la création de valeur, dansla mesure où le résultat économique va chercher à corriger la réglementation comptableafin de ne prendre en compte que la réalité économique. DESA Monnaie-Finance Bénéfice net comptable Capitaux propres 5

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