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Ingénierie Financière Etude de la méthode EVA coût en pourcentage (a), ainsi que le montant des capitaux investis (b).(a) En matière bancaire, le coût des capitaux investis est le coûtdes fonds propres durs Dans la banque, deux grands types de fonds propres peuvent être distingués : les fonds propres durs ou fonds propres « Tier 1 » qui comprennent les actions, les primes de fusion ou d’émission, le fonds pour risques bancaires généraux … les fonds propres complémentaires qui comprennent, entre autres les titres subordonnés à durée indéterminée, les obligations subordonnées convertibles en actions… A la différence des entreprises industrielles et commerciales, le coût du capital investi n’est pas ici le coût moyen pondéré du capital (entre les dettes et fonds propres), mais uniquement le coût des fonds propres durs. Cette différence notoire s’explique simplement par le fait que le coût de la dette a déjà été comptabilisé dans le résultat économique, et que le coût des fonds propres Tier 2 est compris dans le coût de la dette. Il serait donc injuste de soustraire une seconde fois les frais financiers du résultat économique. Le coût des capitaux propres est, comme cela a été dit dans le chapitre 1, une exigence de rentabilité des différents investisseurs. Des doutes peuvent être émis quant à savoir si ces exigences sont arbitraires ou s’appuient sur des données rationnelles. Dans un contexte de compétition intersectorielle, où les investisseurs ont un grand choix entre les différentes branches de l’économie, il serait possible de déterminer le coût des fonds propres bancaires en utilisant le modèle du MEDAF, en comparant la volatilité d’une valeur bancaire donnée par rapport à la volatilité du marché en général. Cependant, sans faire de calcul, on s’aperçoit rapidement que sur le marché français pour les trois derniers exercices où DESA Monnaie-Finance 23